Sweety Govind est une mère épuisée. Epuisée d’essayer de nouveaux traitements pour son fils de 12 ans, Trishan, qui est épileptique. Mais de bouche-à-oreille, ses proches ont entendu dire qu’une chose pourrait le soulager : le gandia.
Sweety Govind doit constamment être aux petits soins de son fils Trishan.

Des recherches sur le Net ont confirmé cette trouvaille. Lueur d’espoir donc, bien que le gandia, une drogue, soit prohibé. Sweety Govind, une habitante de Deep River, nous confie:

Si gandia soulage maladie mo garçon, mo pou donne li sans hésiter.

La maladie de Trishan a été découverte alors qu’il n’avait que deux ans. A chaque fois qu’il jouait, il tombait et se blessait.

Nous ti p trouve ca bizarre.

Rendez-vous est pris chez le médecin.

Linn explique nous ki mo zenfant gagne épilepsie. Linn commence so traitement.

Selon cette mère de deux enfants, aucun médicament n’a calmé la maladie de Trishan à ce jour. Bien au contraire.

Ena zour li kav faire plus ki 50 crises.

Le petit garçon fait des crises même durant son sommeil. Cela peut durer entre 2 et 10 minutes. Il se blesse souvent à la tête et le degré de gravité varie.

Ene fois, li ti rentre dans ene vitrine. So figir ti coupé. Mais sak fois, li gagne dimal dans la tête malgré ki mo protége li.

Sweety dit mener un combat au quotidien pour son fils.

Mo garçon pas kav faire nanyen. Ni marcher, ni diboute. Li bizin mwa toultan. Li kouma dire ene ti baba.

Sweety doit constamment être aux côtés de son fils. Mais des fois, par nécessité, elle doit le laisser aux toilettes pour quelques minutes. Et lorsqu’elle revient, elle aperçoit que ce dernier a fait une chute.

Mo léker faire mal. Li lourd, mo pas kav prend li kouma avant.

Elle doit solliciter l’aide de son mari pour lui donner son bain. Ce qui lui fait encore plus mal, c’est lorsque l’ado se met dans tous ses états parce qu’il ne peut pas être comme ses cousins ou sa soeur.

Kan li guette banla zouer, li envi al zouer ar zot mais li pas kav. Li kav nek assizer ek zouer.

Et lorsqu’il joue, il peut être sujet à des crises. Quand Trishan fait ses crises, il salit ses vêtements.

Sak fois li faire ene crise, mo léker trembler...

Cette frayeur ne la quitte jamais.

Li baver, so lizié vinn blanc, so la tête tourner.

Trishan est admis dans une école spécialisée. Mais, depuis quelque temps, Sweety ne l’envoie plus à l’école car ses crises sont très fréquentes.

Kan li gagne so crise l'école, li reste lor ene lili ziska mo al cherche li. Mais ena kou, vaut mieux mo pas avoy li parski crise la trop fréquent.

En tout cas, ses proches et elle sont confiants que le gandia pourrait aider Trishan à vivre comme les enfants de son âge. 

YOUR REACTION?

Facebook Conversations