Pourquoi Yogida Sawmynaden, ministre des TIC, veut-il avoir accès aux données de Facebook ? C’est la question que beaucoup se posent après avoir jeté un coup d’oeil au compte rendu rédigé à l’issue du Conseil des ministres, vendredi 20 octobre. Ce qui est certain, c’est que la démarche du ministre fait beaucoup rire les professionnels de l’informatique.
Le ministre a essuyé un refus du réseau social.

Lors d’une récente visite en Angleterre, Yogida Sawmynaden a rencontré des responsables de Facebook. La discussion a porté sur les procédures de vérification pour les mineurs et la collecte de données, entre autres.

Mais quelle mouche a bien pu piquer le ministre pour qu’il aille réclamer de telles informations ? Le principal intéressé nous déclare:

C’est pour lutter contre les faux profils. Il y en a trop. Il y en a même au nom de mes collègues ministres.

D’ailleurs, la plupart des plaintes enregistrées à la Cybercrime Unit sont classées sans suite car il est impossible de retracer la personne qui se cache derrière. Du côté des experts, cette demande peu habituelle du ministre a provoqué des gloussements, voire des rires.

Facebook a déjà une politique en ce qui concerne le partage de données confidentielles. Selon les procédures, le réseau social ne remet ces données permettant de retracer un utilisateur uniquement à une entité légale ou sur ordre d’une cour de justice.

L’expert précise que même les grands pays n’ont pu faire pression sur Facebook.

Le ministre aurait dû savoir que cette demande allait être refusée. Mais on peut lui pardonner pour cela, il n’est pas informaticien et ne connaît las les rouages du métier…

Au cours des dix dernières années, aucune instance autorisée n’a d’ailleurs formulé de demande auprès du réseau social en ce qui concerne les plaintes à la Cybercrime Unit. Mais Paul Lismore, célèbre facebooker anonyme, tient à féliciter le ministre pour cette démarche:

We must feel terribly honoured to congratulate Yogida What's his name for his sterling efforts in trying to put Mauritius in the same category as those magnificent symbols of democracy: China, North Korea, and Iran where Facebook is banned. He must now try to emulate Tajikistan which blocked access to Facebook in 2012 for a while because of " mud and slander" spread by ungrateful citizens towards their wonderful dictator president. In our etat de droit, we cannot have people telling the truth, sorry 'lies' about our serviteurs du pays! Rumours that Yogida wants 'law enforcement agencies' to be able to access our accounts so that he can see our nude pics are completely wrong...our politicians would never do this. Although, once in a while, their zips do get undone in the National Assembly by accident, and a little shrimp manages to find its way into Facebook.I have always had this image of Yogida as the young Danny de Vito playing the role of Martini in the film One flew over the cuckoo's nest. Clearly, this is another cockeyed venture by a desperate and vindictive government with no imagination, no talent, and completely out of touch with reality. The lunatics have indeed taken over the asylum...

En attendant, pour le mois de septembre, un tiers des cas rapportés à la police concernaient les faux profils, alors que 40 % des plaintes avaient trait aux comptes piratés. Le harcèlement en ligne comptait pour 15 % et le sextorsion, 6 %.

Les plaintes pour diffusions de vidéos non autorisées et les ransomware comptaient pour 3 % des plaintes enregistrées.

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