Les membres du Collectif Arc-en-Ciel souhaitent rencontrer le Premier ministre suivant la manifestation illégale anti-LGBT qui a eu lieu samedi et les menaces de mort à leur encontre. Une rencontre qui serait déterminante dans la lutte pour les droits de la communauté LGBT à Maurice.

Il faut que le Premier ministre réagisse.

Ils sont nombreux à exiger une réaction de Pravind Jugnauth et une condamnation publique, suivant la manifestation anti-Marche des fiertés organisées samedi dans la capitale, ainsi que les menaces de mort proférées envers des membres du Collectif Arc-en-Ciel (CAEC). Mais du côté du PMO, c’est silence radio depuis samedi. On a même sollicité les conseillers du PM hier, en vain

Lors des célébrations du 478e anniversaire de Maharana Pratab, au centre culturel Indira Gandhi, hier, le Premier ministre a seulement déclaré que les liens entre les communautés doivent être renforcés, en marchant main dans la main.

Cependant, il nous revient que des arrestations sont à prévoir. La police aurait reçu l’instruction d’identifier les meneurs des manifestants homophobes qui se sont massés samedi sur la place d’Armes.

Une ambassade étrangère aurait fait savoir qu’il ne faudrait pas que les autorités mauriciennes prennent ce rassemblement à la légère. Selon des sources bien informées, certains manifestants auraient des liens avec des Mauriciens qui se sont rendus en Syrie pour se joindre au djihad. En l’absence de Mario Nobin, actuellement en séminaire en Angola, c’est le directeur du National Security Service qui pilote, entre autres, ce dossier. La cellule antiterroriste a été mobilisée.

Entre-temps, sur les réseaux sociaux, la pression monte. Et le CAEC réclame une condamnation publique de ces incidents. Des membres de l’opposition se sont aussi prononcés en ce sens. 

Que risquent-ils ?

La loi stipule que tout rassemblement de plus de 12 personnes nécessite une autorisation de la police, et ce, une semaine avant. Pourtant, la manifestation anti-LGBt, qui a rassemblé plus de 400 personnes samedi, n’en avait pas. L’année dernière, ils étaient aussi une trentaine à manifester illégalement contre la marche des fiertés.

Que risquent-ils ? Une amende maximum de Rs 10 000 ou une peine d’emprisonnement ne dépassant pas deux ans. Toutefois, alors que cette contre-manifestation se tient depuis maintenant plusieurs années, aucun membre n’a été interpellé par la police. 

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