Chers amis de la presse, je vous avoue être encore sous l’effet du choc après avoir vu et écouté l’enregistrement de la conférence de presse du porte-parole du gouvernement, M. Sinatambou.
Etienne Sinatambou

Ses propos et autres suggestions de “donner quelques paquets de biscuits et une bouteille d’eau” aux sinistrés du cyclone Berguitta, en ajoutant “ou pou bizin manz biscuits ek bwar dilo” sont tout simplement ignobles.

Et j’ajouterais, dépourvus de tout sentiment humain. Sans compter les nombreux commentaires les uns plus forts que les autres, je pense que l’on pourrait conclure, sans chance de se tromper que la quasi-totalité des citoyens de notre pays condamne avec la plus grande fermeté les propos du ministre qui, je vous le rappelle, s’exprime AU NOM DU GOUVERNEMENT.

Pour une fois, on ne pourra pas dire que ses propos sont racistes car il ne peut savoir qui sont ces centaines de nos citoyens éprouvés par le cyclone. Nous sommes tous visés et tous blessés dans notre chair par cet outrageant et inhumain monologue d’un ministre de la République, de surcroît élu par ceux-là même qu’il insulte : le peuple.

Je ne sais pas ce que fera le Premier ministre lors de sa conférence de presse ce soir (NdlR, texte écrit jeudi 18 janvier), et j’ose espérer qu’il révoquera ce triste individu pompeux, arrogant et plein de lui-même. Attendons voir.

Dans l’expectative, j’aimerais vous proposer un plan B. Celui, le cas échéant, de boycotter purement et simplement les conférences de presse de ce ministre, tant qu’il n’est pas évacué de ce poste. L’île Maurice serait solidaire de votre action. En tout cas c’est ce que je pense.

Mon père me disait, quand j’étais jeune, de ne jamais manquer l’occasion de m’indigner devant l’injustice, la méchanceté humaine et toute forme d’exploitation de nos frères. Les propos du ministre sont une blessure à chacun d’entre nous et bien sûr, en premier lieu, à tous ceux visés par lui.

C’est au nom de ce principe que je m’adresse à vous et surtout pas au titre de quelque préférence politique quelconque. Soyez-en certain ! Avec mes remerciements.

Cordialement,

Gérard Chasteau de Balyon, citoyen.

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