“Why play by the rules when I can change the rules?” Ce serait en substance le message qu’a fait parvenir le PMO à la State House.
Ameenah Gurib-Fakim

En somme, au lieu de présenter une motion votée avec deux tiers des voix au Parlement pour instituer un tribunal, le Premier ministre Pravind Jugnauth pourrait choisir d’amender la Constitution pour faciliter la destitution de la Présidente. Avec le consensus gouvernement-opposition contre la chef de l'État, obtenir un vote avec trois quarts des voix serait un jeu d’enfant.

Seul problème dans ce scénario : au final, comme ce serait un texte de loi, la présidente devra donner son accord à l’amendement constitutionnel. Mais au bout de deux refus, elle devra partir. Ainsi, cette nouvelle formule éviterait au chef du gouvernement d’attendre le verdict d’un tribunal dont les travaux traîneront en longueur et dont l’issue reste incertaine.

Impossible de savoir pour l’heure si cet autre argument a pesé dans la balance : partir maintenant et de son propre chef lui garantirait sa pension et ses avantages. Car les deux options de l’exécutif (amendement constitutionnel ou motion pour l’institution d’un tribunal) pourraient ne pas lui offrir cette garantie.

Hier soir, tout l’exécutif était au courant de la démission imminente d’Ameenah Gurib-Fakim, certaines sources faisant état d’un message envoyé au Premier ministre. Un ministre nous assure :

Ivan Collendavelloo est au courant, et il est d’accord avec cette tournure des événements.

Le vice-Premier ministre avait, un peu plus tôt, assisté au Conseil des ministres avant de prendre l’avion dans la soirée pour une mission officielle en Inde.

YOUR REACTION?

Facebook Conversations