Nazira Eckburally est catégorique. Il est hors de question que son gendre Ackbar Goolamgoskhan, le “meurtrier” de sa fille Zarina Goolamgoskhan, rencontre son petit-fils de cinq ans.
Nazira Eckburally et son petit-fils.

Ca kalité dimoune la pas mérite zouen mo ti zenfant. Mo pas pou laisse mo ti zenfant kone so papa.

C’est ce qu'a déclaré Nazira Eckburally lors du procès intenté à Ackbar Goolamgoskhan, 37 ans, en cour d’assises, cette semaine. Ce dernier est poursuivi sous une charge réduite de coups et blessures sans intention de tuer. Il a plaidé coupable devant le juge Benjamin Marie Joseph et devrait être fixé sur son sort le 7 juin.

Les faits remontent au 28 novembre 2013, à Triolet. Zarina Goolamgoskhan, alors âgée de 24 ans, est morte après avoir été brûlée au second degré au visage, au cou et sur plusieurs parties du corps. Nazira Eckburally soutient n’avoir rien dit à son petit-fils sur le drame.

Il est trop petit pour comprendre, mais je compte lui expliquer lorsqu’il atteindra l’âge de maturité. J’ai même conservé des coupures de presse pour mieux lui expliquer. Mon petit-fils avait sept mois quand sa mère est décédée. Aujourd’hui, il a cinq ans. Il a grandi à nos côtés. Son grand-père et moi lui offrons tout ce dont il a besoin.

Ackbar Goolamgoskhan

Selon elle, sa fille était victime de violence conjugale et avait trop peur de son époux pour porter plainte.

Si elle l’avait fait, elle serait parmi nous. Elle aurait dû le quitter, son fils grandirait avec sa maman.

Quant à Ackbar Goolamgoskhan, qui a retenu les services de Me Rama Valayden, il a raconté à la police que son épouse avait renversé de l’alcool sur elle quand elle cuisinait.

Monn tann p crier ‘sap mwa’. So linz ti prend difé, monn enveloppe ene molton lor li, monn amenn li l'hôpital vite.

Or, la victime de 24 ans avait, sur son lit d’hôpital, donné deux versions différentes. Elle avait, dans un premier temps, raconté, le 1er décembre 2013 :

Nous ti p discuter akoz mo pas amenn cash ek li ti p faire laraz. Ti ena ene bouteille l'alcool blanc ti garder à côté la table la cuisine ek ca l'alcool la in tombe lor mwa. Ler monn dire li ca, li réponn mwa ‘b rape zalimet lor twa’.

Le lendemain, elle devait changer de version, alléguant que c’est son époux qui l’aurait aspergée d’alcool avant de craquer une allumette.

Mo pann dire la vérité hier parski mo ti peur mo mari. Li même in brûle mwa ek l'alcool. Mo sagrin mo bébé...

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