La mère de la petite fille, d'origine mauricienne, et son compagnon, en détention provisoire, devraient être mis en examen pour “actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort de la victime”.
La fillette de 6 ans.

Elle se trouvait dans le coma depuis son hospitalisation il y a trois semaines. La fillette de 6 ans, dont la mère et son compagnon ont été mis en examen le 4 janvier à Bourges (Cher) pour “actes de torture et de barbarie commis de manière habituelle sur un mineur de moins de 15 ans”, est décédée.

La fillette avait été conduite à l’hôpital de Bourges par sa mère le 30 décembre dernier avant d’être transférée à Tours. Selon Joël Garrigue, procureur de la République de Bourges :

L’enfant présentait de multiples ecchymoses, ainsi que des traces de morsure et de brûlures et un hématome sous-dural (épanchement de sang dans la boîte crânienne, NDLR) compressif.

La mère et son compagnon continuent à nier

La mère, âgée de 22 ans, et son compagnon, 24 ans, avaient pris la fuite avant d’être interpellés à Toulouse et placés en détention provisoire. Avec le décès de la petite fille, les faits devraient être requalifiés en actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort de la victime, passibles de la réclusion criminelle à perpétuité. Le couple nie toujours avoir donné des coups qui auraient pu plonger la petite fille dans le coma. Joël Garrigue a expliqué :

L’un ou l’autre ou les deux mentent, ce qui ne facilite pas la détermination des faits.

La mère du compagnon ainsi que l’une de ses sœurs ont été mises en examen pour non-dénonciation de mauvais traitement sur mineur de quinze ans. L’un de ses frères a en outre été mis en examen pour non-assistance à personne en danger.

Les services sociaux auraient-ils pu empêcher la petite fille de connaître un sort aussi terrible ? Le procureur de Bourges avait affirmé qu’elle “faisait l’objet d’une procédure d’assistance éducative depuis le mois de juin 2017” et que “le juge des enfants avait ordonné son placement au mois d’octobre”. Mais “ni les services sociaux ni les services de police n’étaient parvenus à retrouver l’enfant, sa mère ayant manifestement fait tout son possible pour s’y soustraire”, avait-il précisé.

Le grand-père maternel de la fillette est en pleurs. Il a accepté de répondre à nos questions.

J’ai très très mal au coeur. Ma petite-fille, elle a été chez nous quand elle était bébé. On l’a élevé jusqu’à ses quatre ans. Après, elle est retournée avec sa mère. Elle était bien et maintenant, elle est morte.

L’homme, d’origine mauricienne, rejette la responsabilité des violences sur la famille du compagnon de sa fille.

Je ne comprends pas comment on peut faire ça. Ce sont des animaux. C’est le copain de ma fille, sa belle-mère, sa sœur qui lui ont fait ça. Lui, il a passé sa vie en prison. Quand il est sorti, ma fille est retournée avec lui. Il lui pourrit la vie. A 22 ans, elle est où sa vie ?

Le septuagénaire bouleversé, pointe aussi d’autres responsables :

Je ne suis pas d’accord avec le juge et les assistantes sociales. Ils voulaient la mettre dans une famille d’accueil. Nous, on ne voulait pas, elle allait être triste là-bas. On voulait qu’elle soit envoyée chez nous.

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