Le procès intenté par une jeune étudiante, originaire de Phoenix, à Air Mauritius et à Air France, a été appelé le mercredi 6 février 2019. La jeune femme réclame conjointement des dommages de Rs 25 millions aux deux compagnies d’aviation.

Cette jeune étudiante, qui a décidé de poursuivre ses études supérieures au Canada, dit être restée pendant plus de dix heures avec des vêtements couverts d’urine. Elle a logé une plainte en Cour suprême contre Air Mauritius et Air France. Elle leur réclame conjointement des dommages de Rs 25 millions.

Cela, pour un incident survenu le 13 novembre 2015, à bord du vol MK 0922 d’Air Mauritius en partance pour l’aéroport Charles-de-Gaulle, à Paris. L’étudiante avance avoir été réveillée durant le trajet par un autre passager qui a uriné sur elle.

Après le repas du soir, les lumières se sont assombries pour que les passagers puissent dormir pendant le vol (…). J’ai tenté de faire une sieste quand, tout à coup, j’ai eu la sensation que mes jeans, chaussettes, et mes chaussures étaient mouillés.

Lorsqu’elle a ouvert les yeux, elle dit avoir été choquée de voir un autre passager, en train d’uriner sur elle.

J’étais choquée et j’ai même vu le sexe de l’homme. J’ai pressé la sonnette pour demander assistance. Une hôtesse est venue. Je lui ai raconté ce qui s’est passé. Mais celle-ci n’a pas réagi. Je me sentais sans défense.

Elle déplore l’attitude du personnel navigant à la suite de sa plainte. Ce n’est que plus tard que l’hôtesse de l’air lui a apporté des lingettes et qu’elle a été autorisée à changer de siège. Elle déplore le fait que le personnel navigant ne lui ait pas proposé des vêtements de rechange. En outre, une fois à Paris, elle a du prendre un vol pour Montréal avec les mêmes vêtements. Elle demande réparation et estime une proposition de compensation de 300 euros de la société Air France Ltd “insuffisante”.

L’affaire a été appelée, le mercredi 6 février 2019, devant la Deputy Master and Registrar de la Cour suprême, Ratna Seetohul-Toolsee. Les deux avocats représentant la passagère ont soumis une demande pour se retirer de l’affaire. Cela, à la suite d’allégations “frivoles” portées contre eux par leur cliente. Ils disent être “professionnellement embarrassés”. L’affaire a été ajournée. Le temps pour la jeune femme de retenir les services d’un autre avocat. Elle ajoute dans sa plainte :

Lorsque l’avion a atterri à l’aéroport Charles-de-Gaulle, en France, une des hôtesses de l’air est venue simplement dire que le passager était apparemment en état d’ébriété et n’était pas au courant de ses actes.

Elle dit avoir été “sidérée et humiliée”. Après dix heures de voyage, dit-elle, elle a du enduré un autre vol de plus de huit heures pour Montréal dans les mêmes vêtements trempés d’urine. D’ou sa décision de demander réparation.

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