Altamass Emamdin dément catégoriquement avoir insulté ou menacé le ministre Soodesh Callichurn. Il dit n’avoir pas prêté attention à la présence de ce dernier dans la cour de la mosquée dans un premier temps. Mais il finira ensuite par l’interpeller quand il a entendu ce que disait cet élu du no 5.
Altamass Emamdin

Mo pann trop casse la tête akoz linn vinn zouen bann fidèles. Mais li ti p dire zot tou pas bliyé mwa, pas bliyé moi.

Ce qui l’a mis hors de ses gonds, avoue Altamass Emamdin.

Monn dire li c ki to p faire la pas bon la. Pas ene place ou so ler pou vinn faire politique sa.

Mais la remarque n’aurait pas plu au ministre qui lui aurait rétorqué :

Mo ene ministre mwa. Kot mo envi mo rentrer. Ki to pou kav faire ?

L’accusé dit alors avoir tourné le dos pour partir afin de ne pas envenimer la situation.

Altamass Emamdin aurait cependant appris plus tard que des policiers étaient sur sa trace, Soodesh Callichurn ayant consigné une déposition contre lui pour menaces de mort. Il sera d’ailleurs arrêté moins de 24 heures plus tard avant d’être finalement libéré sous caution, hier samedi 8 juin.

Le sexagénaire soutient avoir déjà eu des démêlés avec le père du ministre dans le passé.

So papa ti dire li pou mette difé dans mo lakaz ek ki li pou brûle mwa. Monn mette ene déposition contre li mais ziska ler pann tann nanyen. Pas koner ki la police in faire.

Mais ne dernier ne compte pas se laisser intimider. Durant la journée d’hier, il envisageait, à son tour, de consigner une déposition contre le ministre.

Soodesh Callichurn dans de sales draps

Le ministre Soodesh Callichurn a-t-il tenté de leurrer la police ? Il a, dans sa déposition, soutenu avoir été invité par la mosquée Bagh-E-Muhammadi pour une fonction. Ce qu’a démenti la direction de cette mosquée dans un communiqué émis dans la soirée de jeudi.

Le ministre a alors tenté de faire renverser la vapeur en soutenant avoir été invité chez un membre habitant dans la même cour que la mosquée. Une explication qui ne convainc pas grand monde puisqu’une invitation officielle au nom de la mosquée, comme il l’a voulu faire croire aux policiers, n’équivaut pas à une invitation personnelle chez un membre de la direction, fut-il dans la même cour ou pas.

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