La révélation est de taille. Et elle vient de nul autre que du ministre mentor lui-même. Aucune poursuite n’a été logée contre les 14 personnes qui avaient été arrêtées dans le sillage de l’affaire BAI. Une annonce qui vient une nouvelle fois prouver que les allégations du gouvernement à l’effet que la BAI opérait un ponzi étaient malicieuses ou du moins mal informées...
Dawood Rawat

C’est en réponse à une question de Reza Uteem que sir Anerood Jugnauth a fait cette révélation :

I am informed by the Commissioner of Police that 14 persons were arrested during the course of enquiry and were released on bail […] the DPP advised no further action against the 14 persons.

Ce qui a poussé le député du MMM à lui demander :

May I take it from the Rt. hon. Minister Mentor that, in fact, there was not any Ponzi or Ponzi-like Scheme?

Ce à quoi, l’ancien Premier ministre, qui avait été l’un des premiers à avoir fait état d’un “vaste ponzi de Rs 25 milliards” au sein de la BAI, a tenté de repousser la question en déclarant :

The police enquired and when the enquiry was over, the files were submitted to the DPP and after considering, the DPP found that no further action should be taken.

La décision du DPP de ne pas loger des poursuites contre ces 14 personnes arrêtées dans le sillage de cette affaire sous-entend qu’il n’y a jusqu’ici aucune preuve que la BAI opérait un système de Ponzi. Loin de surprendre, cette révélation ne fait que confirmer ce qu’on savait déjà. Car les événements et les faits ont successivement démontré que le gouvernement avait fait fausse route en faisant croire le contraire.

Il est clair que le gouvernement n’a agi que par vengeance politique. En ce faisant, il n’a non seulement démantelé un important conglomérat du secteur financier, mais il a aussi bouleversé de nombreuses familles mauriciennes qui ont vu toutes leurs économies et leurs investissements se réduire comme une peau de chagrin à cause de l’incompétence de nos dirigeants.

Aujourd’hui, les principaux protagonistes ne veulent pas en assumer la responsabilité. Le ministre mentor préfère “pisser” sur la population. Roshi Badhain se contente, pour sa part, de jeter le blâme sur Vishnu Lutchmeenaraidoo qui, lui, se réfugie dans sa cave pour méditer. Les plus grands perdants demeurent les clients et les investisseurs du groupe BAI.

Dawood Rawat : “Je ne compte pas les lâcher”

De Paris, Dawood Rawat n’est pas resté insensible à la révélation de SAJ à l’Assemblée nationale, mardi.

SAJ aurait dû s’excuser ! Il a été obligé de dire la vérité au Parlement, et ce, suite à ses accusations gratuites, malicieuses et non-fondées. Sans compter tout le mal moral et financier qu’il a fait subir à ma famille et à une dizaine de nos employés et de nos clients.

L’ancien Chairman Emeritus de la BAI lance même un avertissement :

J’attends mon heure pour confronter individuellement les Jugnauths, Lutchmeenaraidoo, Badhain, Basant Roi et Googoolye. Je ne compte pas les lâcher !

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