Victime d’abus sexuels, Anaïs est mariée et mère de deux filles.

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Anaïs

Anaïs, âgée aujourd’hui de 31 ans, nous dévoile, à visage découvert, qu’elle a longuement souffert de son ignorance sur le sujet.

J’avais 11 ans à l’époque. Mon cousin faisait le va-et-vient chez nous. Mes parents avaient confiance en lui. Alors, on me laisssait avec lui les week-ends. On jouait aux jeux vidéo. Je ne savais pas que mon cousin était un étanger, malgré qu’il fût de la famille. Un jour, il a profité pour faire des caresses sur mon corps. Dans un premier temps, je n’y ai pas prêté attention. Puis, un jour, j’ai appris à travers mes amies à l’école que les caresses étaient signes d’abus sexuels. C’est là que j’ai décidé d’en parler à ma mère. Mais au départ, on ne m’a pas cru. Mes parents m’ont conduit chez un médecin, qui a confirmé que j’ai été abusée sexuellement.

Et d’ajouter :

C’était difficile. Je n’arrivais pas à comprendre ce qui se passait. Au fil du temps, alors que je grandissais, je revivais le même scénario dans ma tête.

Anaïs est d’accord pour dire que si elle avait mieux été informée de ces choses, elle en aurait parlé à ses parents au début même des attouchements, qui auraient mis fin à cette situation. Elle n’aurait pas eu à vivre avec les séquelles de cet attentat à la pudeur durant l’âge adulte.

Girisha Dhunnoo, psychologue : “L’éducation sexuelle est incontournable pour réduire les abus sexuels”

Girisha Dhunnoo, psychologue : “L’éducation sexuelle est incontournable pour réduire les abus sexuels” Girisha Dhunnoo

La psychologue Girisha Dhunnoo, nous explique :

L’éducation sexuelle est incontournable si notre pays veut au moins réduire le taux élevé d’abus sexuels sur enfants et de grossesses précoces.

Pour elle, les cas non repertoriés entraînent souvent chez l’enfant une sensation de traumatisme et par conséquent, une anxiété aigüe ou même des crises de panique.

Les enfants qui ont été victimes d’abus sexuel durant leur plus jeune âge sans un soutien approprié tendent à devenir des adultes violents ou des toxicomanes. Il a été constaté que la plupart des violeurs ou des meurtriers sont issus d’une famille pauvre, ou ils ont eux-mêmes été victimes d’abus sexuels.

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