Arvin Chandra Sen Bhagan, arrêté pour infraction à l’ICT Act, se rend aujourd’hui devant la Human Rights Commission et l’Independent Police Complaints Commission pour porter plainte.
Arvin Chandra Sen Bhagan

Cet habitant de Triolet veut y raconter le calvaire qu’il aurait subi alors qu’il était sous la responsabilité de la police, du dimanche 3 au lundi 4 février.

Arvin Chandra Sen Bhagan, 37 ans, est le secrétaire de la régionale du MSM au no 5, Pamplemousses/Triolet. Il avait été interpellé à la suite d’une plainte pour “causing annoyance” portée contre lui par le gourou de la Global Healing Foundation, Sooraj Beeharry.

Le prévenu raconte que dimanche des policiers en civil sont venus l’arrêter chez lui. Il les informe qu’il se rendra au poste de police, pour y faire sa déclaration, lundi. Mais ils l’auraient sommé de se rendre au poste de police de Grand-Baie sur le champ.

Une fois sur place, il devait s’expliquer au sujet d’un de ses “posts” sur Facebook, publié le 3 janvier. Un policier informe l’internaute qu’une plainte a été déposée contre lui, le 27 janvier, à ce sujet. Après qu’il a donné sa version des faits, les officiers lui annoncent qu’ils ne pourront le laisser repartir, vu l’accusation qui pèse sur lui. Il doit, de ce fait, passer la nuit en cellule.

Selon lui, il ne peut dormir que sur un matelas orthopédique et doit prendre des médicaments. Après un passage par l’hôpital, les policiers ont apporté un matelas pour qu’il dorme au centre de détention, à Rivière-du-Rempart. Toujours selon lui, il n’aurait rien eu à manger jusqu’à 21 heures.

Le lendemain, il est transféré au poste de police de Grand-Baie, pour finaliser des documents, en vue de sa comparution devant la cour de Pamplemousses. Il dit avoir attendu une journée pour sa comparution, sans résultat.

Vers 17 heures, il est libéré sur parole, sa comparution devant se faire mercredi. Arvin Chandra Sen Bhagan a donc comparu hier, en cour de Pamplemousses, sous une accusation provisoire de “causing annoyance” sous l’article 46 de l’ICT Act. Il a payé une caution de Rs 5 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 15 000.

Arvin Bhagan veut dénoncer son traitement en cellule, la manière de faire de la police et le fait d’avoir manqué un entretien d’embauche. Il déplore le manque d’hygiène dans la cellule. Selon lui, il a passé plus de 24 heures sous la responsabilité de la police sans être déféré devant un magistrat.

YOUR REACTION?

Facebook Conversations




Latest Posts