“You better start defending me as I have done nothing wrong”, avait prévenu Ameenah Gurib-Fakim à Ivan Collendavelloo, le 6 mars. Un soutien qui n’est jamais venu...

YOUR REACTION?

Ameenah Gurib-Fakim

Aujourd’hui alors que cette dernière a repris le droit à la parole, l’angoisse gagne les rangs du gouvernement. Ce même gouvernement qui lui avait interdit de s’adresser à la presse sans permission.

Le refus de Pravind Jugnauth d’instituer une commission d’enquête sur toute l’affaire Alvaro Sobrinho ne suffira peut-être pas à épargner les membres de son gouvernement.

Pourra-t-on empêcher la présidente de la République de déballer son sac ?

C’est la question que l’on se pose au sein du gouvernement. Plusieurs garde-fous avaient été mis en place pour s’assurer que l’ancienne présidente ne puisse impliquer des membres du gouvernement devant la commission d’enquête.

Déjà, l’on s’appuyait sur l’Official Secrets Act. Un légiste avance d’ailleurs, que l’ex-locataire de la State House aurait pu refuser de répondre aux questions de la commission et cela aurait été au président Asraf Caunhye et à ses assesseurs de décider s’il y a sufficient cause. Mais, lors de son audition mardi 14 août, Ameenah Gurib-Fakim n’a montré aucune intention de se taire ou de demander des auditions à huis clos.

Les attributions de la commission se voulaient aussi hermétiques. D’ailleurs, l’opposition et les observateurs politiques se sont montrés très critiques envers ces attributions qui, disent-ils, ont plutôt des allures de règlement de compte politique. Mais devant la commission d’enquête, l’ex-cheffe de l’État n’a épargné personne et elle ne semble pas vouloir s’arrêter là.

D’ailleurs, au début de l’audition, le Puisne Judge Asraf Caunhye qui préside la commission d’enquête, a d’ailleurs rassuré l’ancienne présidente en lui expliquant qu’elle aurait l’occasion de se défendre. Et même, d’aller légèrement au-delà des attributions pour pouvoir expliquer la position dans laquelle elle s’était retrouvée.

The resignation of Mrs Ameenah Gurib-Fakim as President of the Republic, in particular, but not limited to the unlawful, improper or indecorous use of the Office of the President.

C’est cette attribution qui, explique-t-on dans les milieux proches du gouvernement, pourrait porter préjudice à ce dernier. Elle pourrait, par exemple, être appelée à expliquer comment elle a rencontré Alvaro Sobrinho. Chose qui pourrait mettre à mal certains membres du gouvernement…

Mais son avocat va plus loin encore. Me Hervé Duval Jr, devant la commission d’enquête, soutient que pendant ses auditions Ameenah Gurib-Fakim devrait mettre en exergue les liens de membres du Cabinet avec l’Angolais Alvaro Sobrinho. Elle expliquera aussi pourquoi le cabinet n’a pas jugé bon de mettre sur pied lui-même une commission d’enquête et a été aussi véhément contre l’institution d’une commission d’enquête pour “sauver l’institution de la présidence”.

Et d’ajouter :

For months they did not deem it fit to trigger the process provided by the Constitution to look in to any alleged misconduct by the President of the Republic relating to the use of a credit card issued by the Planet Earth Institute or to any other matter.

Source: L'Express

Facebook Conversations




Latest Posts