BEng (Hons) Building Services Engineering, MSc Building Services Engineering, BSc (Hons) Civil Engineering et MSc Civil Engineering. Ce sont là des cours offerts par la Rushmore Business School qui ne sont pas accrédités.

Des employeurs potentiels refusent de reconnaître leurs certificats. Plongeant dans l’incertitude des élèves de la Rushmore Business School, dont le nombre est pour l’heure inconnu.

Il s’avère que leurs diplômes ne sont pas accrédités par le Conseil des ingénieurs de l’Angleterre. Les cours concernés sont : BEng (Hons) Building Services Engineering, MSc Building Services Engineering, BSc (Hons) Civil Engineering et MSc Civil Engineering.

Les diplômes sont délivrés par la Rushmore Business School à travers son partenariat avec l’université anglaise Leeds Beckett.

Suivant les nombreux appels des parents et des étudiants, le Conseil des ingénieurs de Maurice a publié sur son site web une lettre (voir ci-dessous) qu’elle avait adressée à la Rushmore Business School.

Celle-ci explique que le Conseil des ingénieurs de l’Angleterre ne reconnaît pas les diplômes susmentionnés. Le Conseil des ingénieurs de Maurice indique qu’il lui est impossible de reconnaître des diplômes délivrés par une institution d’enseignement supérieur (dans ce cas, Leeds Beckett University) qui dit clairement que les cours donnés en dehors de son campus ne sont pas couverts par l’accréditation qu’elle détient du Conseil des ingénieurs d’Angleterre.

Nous avons contacté Deven Daliah, président du Conseil des ingénieurs de Maurice, pour plus de précisions :

L’université Leeds Beckett est accréditée par le Conseil des ingénieurs d’Angleterre pour les cours qu’elle donne sur son campus en Angleterre. Pour les autres cours dispensés ailleurs dans le monde à travers une affiliation, il est dit que les institutions partenaires doivent faire une demande d’accréditation séparée. Une fois qu’elle est reconnue en Angleterre, nous pouvons la reconnaître à Maurice.

De son côté, Nittin Essoo, le directeur de la Rushmore Business School, affirme ne pas comprendre comment le Conseil des ingénieurs de Maurice a pu publier une telle lettre. D’autant que son école dispose de plusieurs correspondances de la Tertiary Education Commission (TEC) l’autorisant à donner des cours en ingénierie.

Le Conseil des ingénieurs de Maurice, en accord avec la TEC, a autorisé la Rushmore à donner des cours d’ingénierie en attendant que nous obtenions l’accréditation du Joint Board of Moderators, l’instance qui donne les accréditations au nom du Conseil des ingénieurs de l’Angleterre. Et cette accréditation est obtenue après qu’une première cuvée a complété les cours… Nous ne comprenons pas la démarche du Conseil des ingénieurs de Maurice.

La direction de la TEC n’a pas souhaité faire de commentaires. Néanmoins, une source proche du dossier nous a confié :

La TEC n’a fait que donner une accréditation temporaire, une pratique normale, en demandant à la Rushmore Business School de chercher sa reconnaissance auprès de l’instance anglaise. Pourquoi l’accréditation qu’obtient le campus en Angleterre n’est-elle pas étendue à toutes les autres institutions avec qui il est affilié ? Tout simplement parce que, dans les autres campus, l’infrastructure, les chargés de cours, le mode d’enseignement ne sont pas les mêmes, avance l’une de nos sources. Il faut donc une autre évaluation et une accréditation séparée.

La TEC a-t-elle fauté en donnant une accréditation temporaire ? À cette question, le directeur du Conseil des ingénieurs de Maurice répond qu’une accréditation temporaire permet à l’école d’opérer en attendant la fin d’une procédure. Une lettre de la TEC à la Rushmore Business School stipule ceci :

In the event that a post-secondary educational institution (NdlR: Rushmore Business School) does not have the professional accreditation before the 1st cohort of students have completed the programme, the awarding body should make provision to award a non-engineering degree (example a degree in technology) to the students. This should be communicated to all students prior to the start of the programme by the post-secondary educational institution.

Source: L'Express

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