Les autorités avaient annoncé le premier cas de la deuxième vague en mars. Le Premier ministre a ensuite affirmé lors de l’annonce du reconfinement qu’en fait, le virus pourrait avoir été introduit au début de février. Vendredi 26 mars, Kailesh Jagutpal a déclaré, pour sa part, que le virus serait venu “bien avant”, soit en décembre, alors que la Dr Catherine Gaud a mentionné les mois de janvier et de février…

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Des informations approximatives, qui soulèvent bien des interrogations, dont celles de Me Rouben Moorongapillay, postées sur sa page Facebook, vendredi soir. Voici le post en question :

Mais commençons par le commencement. Un employé de l’hôpital de Souillac, que nous avons contacté, confirme : le patient – un certain R. Reesaul – est revenu d’Inde en décembre et a été testé positif au coronavirus. Il était ‘surveillé’, lors de son bref séjour à l’hôpital de Souillac, par cinq membres du personnel hospitalier. Mais R. Reesaul est mort en janvier et il a été inhumé au cimetière Bigarra, dont une ‘partie’ est réservée à ceux qui décèdent alors qu’ils étaient porteurs du virus.

Mieux. Trois des employés chargés de veiller sur R. Reesaul, dont le chef infirmier Boodhoo, une Charge Nurse et une infirmière ont été testés positifs et admis à l’hôpital ENT à Vacoas... 

Nous apprenons aussi que Boodhoo, qui serait proche du ministre de la Santé, Kailesh Jagutpal, n’aurait pas respecté le protocole sanitaire pendant qu’il gardait R. Reesaul.

Il sortait souvent et se baladait même en dehors de l’hôpital.

Les employés se demandent maintenant si Boodhoo n’a pas contaminé d’autres employés et malades. En tout cas, quand l’infirmière de la section de dialyse à l’hôpital de Souillac, a été testée positive récemment, on a découvert que d’autres membres du personnel soignant étaient également porteurs du virus, bien qu’asymptomatiques. À hier, ils étaient une vingtaine à avoir contracté le virus.

Si cette hypothèse s’avère, une autre question surgit : le virus a-t-il été transmis au personnel et malades, à l’hôpital de Rose-Belle et, si oui, comment ? La réponse :

L’époux de l’infirmière de l’hôpital de Souillac travaille à l’hôpital de Rose-Belle…

Les pièces du puzzle semblent s’emboîter, mais cela reste au stade d’hypothèse et la transmission aurait pu se faire autrement. En tout cas, voilà plusieurs employés de l’hôpital de Rose-Belle contaminés aussi, dont le Regional Health Director du Sud, le Dr Hosany. 

Le problème : il consulte également dans le privé… En tant que pédiatre… Si les tentacules du contact tracing s’étendent et sans vouloir être alarmistes, pourrait-on supposer que des enfants ont pu être contaminés ? Dont, parmi les cas de contaminations ‘indéterminées’ jusqu’ici ? Nous enquêterons...

Autres maillons de la chaîne, qui s’assemblent : des habitants de Forest- Side ont l’habitude de se faire soigner à l’hôpital de Rose-Belle.

Il est possible qu’un soignant de l’hôpital déjà infecté mais asymptomatique ait transmis le virus à un patient.

Mais revenons-en à notre possible patient zéro. Il faudra attendre l’exercice de séquençage pour déterminer si le patient zéro est bien la personne décédée en janvier, soit R. Reesaul. Si les autorités veulent bien découvrir et dire la vérité… Elles persistent à dire, jusqu’ici, que ‘cet homme’ qui est revenu d’Inde et considéré comme un cas importé donc, n’est pas décédé selon les autorités à l’époque, du coronavirus mais de complications liées à d’autres pathologies. 

On nous avait fait comprendre que R. Reesaul était parti en Inde pour se faire soigner mais qu’arrivé là-bas, les médecins indiens se sont rendus compte que son état de santé était trop préoccupant pour qu’il soit opéré. Comment est-ce possible que cela n’a pu être décelé avant son départ, s’il était dans un état critique ? N’y a-t-il pas de consultations faites au préalable avant d’expédier un malade à l’étranger ? La réponse :

La famille voulait à tout prix l’envoyer en Inde.

Pour nous rassurer, le ministère avait promis d’émettre un communiqué sur cette affaire mais on attend toujours, presque trois mois après… 

Ce n’est pas le seul communiqué que nous attendons. Lorsque ces trois employés – dont Boodhoo - furent testés positifs, encore une fois, le ministère en avait promis un autre à ce sujet, mais la bougie rouge in fini...

Le patient Reesaul fut ainsi inhumé au cimetière Bigarra, en deux temps trois mouvements. Ni connu et à peine vu… Sauf par quelques témoins, qui affirment que des employés du ministère de la Santé étaient en Personal Protective Equipment (PPE) au cimetière ce jour-là… 

N’empêche que, contactée hier, une source au bureau du Premier ministre persiste et signe : le patient Reesaul n’est pas mort du coronavirus bien qu’il ait été testé positif. Il a quand même contaminé les trois employés avant de rendre l’âme...

Ce qui est certain, c’est que le virus a bien débarqué de l’étranger à travers le patient décédé, R. Reesaul. Nous avons voulu chercher davantage de précisions auprès du ministre et d’autres personnes concernées mais personne n’a le temps de nous parler, surtout lorsque les questions commencent à devenir embarrassantes...

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