Monsieur Sivaramen,

J’ai lu votre dernier éditorial daté du 2 décembre. Une fois de plus, je suis gâté ! L’approche de Noël, sans doute…
Dawood Rawat et Nad Sivaramen

En réalité, je suis excédé. Cela fait trop longtemps que des journalistes, au nom d’une soi-disant morale, se permettent de salir mon nom et de me traîner dans la boue. Vous avez, semble-t-il, choisi de suivre cette détestable habitude qui consiste à m’associer systématiquement à des pratiques condamnables.

Il n’aura échappé à personne que seuls certains leaders politiques sont dans votre collimateur. La plupart sont comme par enchantement épargnés par vos critiques acerbes. Jamais vous n’évoquez les financements occultes de Bérenger, des Duval et autres Jugnauth.

D’où tenez-vous que j’étais le grand bailleur de fond de Navin Ramgoolam ? Et qui finance les autres leaders politiques ? Ont-ils donc des terres où poussent les roupies par milliards leur permettant de financer leurs belles maisons et leurs campagnes électorales ?

Mais sous votre plume, il n’y a que Dawood Rawat grand argentier de son ami Ramgoolam. Oui, je suis son ami et pour cause ! Nos familles se connaissent depuis trois générations. Il fut un temps où c’était le nom de Rashid Beebeejaun qui était scotché au mien : “Beebeejaun, le beau-frère de Dawood Rawat”. Quelle rengaine ! Quelle persistance dans la malveillance et la calomnie.

Il y a quelques années, j’avais déjà eu l’occasion d’avertir votre patron, Philippe Forget, que son journal s’abaissait au niveau des autres feuilles de chou locales. Force est de constater qu’il n’a guère tenu compte de mon avertissement.

Monsieur Sivaramen, vous me décevez. Que vous ne m’aimiez pas,  je l’accepte et cela me laisse complètement indifférent. Ce qui est plus grave, c’est que vous faillissiez à votre éthique de journaliste.

Sans mon argent, le Parti travailliste de Ramgoolam serait sans le sou, affirmez-vous. Avez-vous vraiment enquêté comme un journaliste se doit le faire avant d’écrire une telle assertion ? Oseriez- vous publier la liste complète des contributions des grands groupes ou les comptes audités des partis politiques ? Aurez-vous le courage de nommer tous ceux qui depuis avant l’indépendance “contribuent” aux finances des partis et de leurs leaders, et pas pour quelques roupies !

Si vous décidiez de vous lancer dans une telle enquête, croyez bien que je serais tout disposé à vous apporter mon aide. Vous persistez vous à me salir. Ce n’est pas nouveau. Qui ne se souvient pas de la fameuse interview de Vishnu Lutchmeenaraidoo ? De cette arrogance qui suintait de ces dirigeants ivres de ce nouveau pouvoir qu’ils n’espéraient pas. De ce mépris qu’ils vous manifestaient et contre lequel seule Mme Touria Prayag a eu le courage de se dresser. Le seul homme parmi ces ministres qui se pavanaient comme des coqs.

Et que dire de l’attitude de votre presse dite indépendante quand vint l’heure de me lyncher, moi et mes proches et de dynamiter tout ce que j’avais construit ? Aucune enquête sérieuse, aucune investigation minutieuse. Vous ne fûtes que les exécuteurs des basses œuvres du gouvernement, des propagandistes zélés de ses mensonges. C’est pourquoi j’ai décidé de ne plus vous laisser nous salir, ni moi ni ma famille. Ce n’est pas une menace. J’exige seulement ce qu’on appelle un traitement équitable de l’information nous concernant. Enquêtez, vérifiez, questionnez de façon impartiale et intègre. C’est votre devoir de journaliste, devoir que vous avez oublié. Il est grand temps de vous le rappeler. Dans l’intérêt de vos lecteurs et de tous les Mauriciens.

Dawood Rawat

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