Pouvoir, argent et maîtresses. Les campagnes se suivent et se ressemblent, se focalisant sur la dépravation des adversaires.

YOUR REACTION?

Pravind Jugnauth et Nandanee Soornack.

En 2009, Nandanee Soornack faisait campagne pour un certain Pravind Jugnauth, qui l’appelait affectueusement ‘Didi’ (soeur).

D’ailleurs, l’unique réussite retenue par l’histoire de l’autre candidat de la circonscription no 8, Yogida Sawmynaden, c’est la photo qu’il avait prise de Madame Cotomilli.

Il n’y a aucun doute que les dérives du gouvernement de 2014 devaient être sanctionnées. Mais qu’en est-il des remplaçants ? Avec des douzaines de Soornack, le gouvernement Jugnauth n’a rien à envier aux orgies de Rome.

Dans les institutions étatiques, les harems ont changé de maître et de garderobes. Si Pravind Jugnauth se croit canonisé avec son entourage de pseudos bâtisseurs appartenant à la loge de “braguette ouverte”, il faut lui rappeler cette citation de George Herbert (1651) :

Whose house is of glass, must not throw stones at another.

Mis à part les réflexes instinctifs de voyeur, le citoyen s’inquiète davantage de son présent et du sort des générations à venir. Pourquoi l’enfant gâté, qui occupe plusieurs portefeuilles ministériels, se limite aux ébats de celui qu’il a désigné comme challenger ?

Comme quoi les autres citoyens de ce pays n’existent guère. La raison est limpide. Pravind Jugnauth ne peut être comparé aux braves gens de ce pays, ceux qui ont investi leur sang, matière grise et sueur dans la construction de notre pays.

Contrairement aux fabulations de SAJ, il n’y a jamais eu de miracle. Ni de Rambo non plus. La vérité est tout autre ! Nous avons aujourd’hui à la tête du pays un personnage avec une voracité sans limites. Un ministre des finances en guerre contre l’écologie, qui considère l’économie un sujet tabou, qui réduit le débat sur l’éducation au nombre de tablettes distribuées dans les écoles, qui avec ses croyances absurdes, sa façon réactionnaire et rétrograde est convaincu qu’il est l’exemple à suivre.

Si dans le cas de Ramgoolam, c’est Veena qui a été trahi, les Jugnauth ont cocufié tout un pays. Ce que les dirigeants peinent à comprendre, c’est que le peuple veut voir moins de ‘gouvernement’ et plus de ‘gouvernance’. En réduisant les législatives du 7 novembre à un duel entre Navin Ramgoolam et lui, Pravind Jugnauth démontre qu’il mérite amplement notre mépris. On n’est pas dupe et on voit tout ce qui se dessine. Il vaudrait mieux qu’il s’occupe de ses couilles que de la queue des autres.

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