Il a commis des attouchements sur sa belle-fille, âgée de 15 ans au moment des faits, mais comme défense, il explique qu’il voulait assurer l’éducation sexuelle de l’adolescente et a baladé ses mains pour voir la réaction de la jeune fille. Mais ce prétexte n’a pas tenu en cour et il a ete déclaré coupable par la magistrate Adeela Hamuth la semaine dernière.

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Les faits remontent au 22 août 2017. La victime, dont la mère est mariée à un dénommé D.E.D, a porté plainte contre ce dernier. Il aurait commis un attentat à sa pudeur.en deux occasions. La plaignante a déclaré en cour :

Je le considère comme mon père et il m’a élevée depuis que je suis toute petite à l’âge de deux ans. Mais un jour, il m’a appelée dans une chambre en présence de mes deux soeurs pour évoquer la sexualité et m’a expliqué ce que je devais faire si un homme me touchait un jour.

Elle a ajouté que sa mère était absente pendant cette discussion qui devait vite tourner en acte obscène. Il a palpé ses seins et ses parties privées et du coup, la fille dit avoir cru comprendre que c’était une simple explication. Mais après en avoir discuté avec sa mère au retour de celle-ci, elle a compris que c’était un prétexte pour commettre ce geste déplacé.

Ma mère m’a dit 'li pas ene zafer kot pou bizin toucher exactement sa’.

Le beau-père a récidivé le 24 août 2017.

Il était 2 heures du matin et je n’avais pas sommeil. Mais quand il est entré dans ma chambre pour me couvrir avec la couverture du lit, j’ai fait semblant de dormir. Mais il en a profité pour me faire des attouchements.

L'adolescente s’est ensuite confiée à ses soeurs. Elle ajoute que ces dernières lui ont conseillé de tout dévoiler à leur mère, chose qu’elle n’a pas faite.

J’étais affectée moralement et je me suis automutilée après ce deuxième événement. Mes amies m’ont questionnée après avoir remarqué ma main blessée et j’ai fini par briser le silence. Elles ont informé notre institutrice qui a contacté ma mère et l’affaire a été rapportée à la police.

Tandis que l’accusé a soutenu en cour, qu’elle a fait cette fausse accusation parce qu’il était strict envers elle et qu’il lui faisait la remarque sur sa tenue, dite indécente. La jeune fille devait concéder que ce dernier lui a demandé de revoir sa tenue vestimentaire certes, mais explique qu’elle ne trouve rien d’indécent dans ce qu’elle portait.

D’ailleurs, je ne vais pas pointer du doigt sans aucune raison, un homme qui m’a élevée et j’ai grandi dans une école où on me faisait toujours la leçon sur la sexualité.

Pour marquer le point, l’accusé explique qu’il avait quand même décidé de faire son éducation, parce qu’il l'avait surprise en train de regarder du porno sur son portable et qu’elle aurait même envoyé des photos déplacées à un jeune homme.

C’est vrai, j’ai simulé le toucher.

Cependant, il n’a pas pu soutenir la raison pour laquelle il avait initié cette leçon en l’absence de la mère.

La magistrate Hamuth, dans son jugement, évoque l’attentat à la pudeur, décrit comme l’acte matériel consistant un geste provocant et qu’il suffit d’un geste, sans qu’il y ait nécessairement attouchement.

La confession de l’accusé qui avoue avoir touché les parties privées et autres parties du corps de la fille est suffisante pour constituer l’élément de délit.

Elle ajoute que la victime a déposé de façon cohérente, directe et sans hésitation. Pour toutes ces raisons, le beau-père a été déclaré coupable.

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