Ils auraient été giflés et frappés à coups de bâton par des “caregivers” de “La Colombe”. Ces enfants ont été pris en charge par le ministère et placés dans d’autres abris.

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Le shelter “La Colombe”, à Pointe-aux-Sables.

La série de dénonciations de maltraitance dans des shelters se poursuit. Après la fermeture des deux abris gérés par la Vedic Social Organisation à Paillotte et Belle-Rose, respectivement, c’est au tour de celui de La Colombe, à Pointe-aux-Sables, de faire parler de lui.

Cette fois-ci, ce sont quatre mineurs âgés de 11 et 12 ans qui ont raconté qu’ils subissaient de la maltraitance verbale et physique de trois caregivers. Ces enfants se sont une confiés à un officier de l’Alternative Care Unit (ACU), mardi soir 24 juillet, lors d’une visite surprise. L’ACU est, en fait, une nouvelle unité créée au sein de la CDU depuis sa restructuration le 17 juillet.

La fonctionnaire aurait demandé aux enfants de l’accompagner pour porter plainte à la police. Cependant, ils ont refusé. Elle a alors alerté la police pour ouvrir une enquête.

Mercredi après-midi, une nouvelle visite a été effectuée par des officiers à l’abri La Colombe. Deux autres mineurs, âgés de 8 et 12 ans, ont confié être victimes de maltraitance. Ils ont été conduits au poste de police de La Tour Koenig pour porter plainte.

Dans leur déposition, les deux enfants ont relaté avoir été giflés et frappés par trois différents caregivers de l’établissement. Les deux mineurs ont soutenu être également victimes de langage insultant et dénigrant. Ils ont été examinés par un médecin.

Suivant le protocole établi lorsqu’il y a une plainte contre des caregivers, le ministère de l’Égalité du genre, du développement de l’enfant et du bien-être de la famille a entrepris des démarches pour reloger les deux victimes. On nous explique :

Un coupable présumé et une victime ne peuvent pas continuer à cohabiter.

Et hier, cinq autres enfants ont porté plainte à la police de La Tour Koenig. Des démarches ont été entreprises pour reloger ces enfants ailleurs.

Les caregivers concernés par ces allégations de maltraitance seront, eux, appelés à s’expliquer auprès du ministère. Il nous revient que des sanctions ne sont pas à écarter si les allégations sont avérées.

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