Victime de harcèlement sexuel sur son lieu de travail, une femme, divorcée et mère de trois enfants, dont le benjamin est âgé de six mois, a été contrainte de présenter sa démission vendredi à un sous-traitant.
La jeune femme.

Selon cette habitante d’un faubourg de la capitale, son présumé harceleur ne serait autre que son superviseur. La trentenaire avait fait une déposition à la police, au port, deux semaines auparavant. Elle s’indigne qu’aucune action n’ait été prise suivant cette démarche.

Elle avait expliqué à la police que le superviseur lui aurait fait des avances après s’être enquis de sa situation familiale. Cela a commencé par un rendez-vous pour aller “casse ene pose dans Port-Louis” et, par la suite, des appels téléphoniques ont suivi le soir.

La mère de famille affirme qu’elle n’était pas intéressée par le jeune homme, mais que cela ne l’a pas découragé pour autant. Elle raconte qu’un jour, il en aurait profité pour lui caresser des parties du corps pendant qu’elle nettoyait une cuisine. Devant cet acte humiliant, la jeune femme a décidé de porter plainte au poste de police du port. Mais les enquêteurs lui auraient simplement dit ceci :

Madame, c'est ou parole contre so parole.

La direction de la compagnie où elle travaillait, engagée dans le service de nettoyage dans le secteur portuaire, ne serait pas intervenue en sa faveur. On lui aurait fait comprendre qu’elle travaille à temps partiel et que la direction ne peut rien faire pour elle.

Face à la plainte de la victime, le superviseur lui aurait donné des horaires de travail encore plus difficiles, où elle se serait retrouvée seule avec lui. La femme, humiliée et impuissante, lance un appel aux autorités concernées pour lui venir en aide.

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