Des employés de l’hôtel The Residence, à Belle-Mare, déplorent des règlements internes, dont celui contre l’interdiction du port du “tikka”. Une plainte a été déposée au ministère du Travail.

Porter des sous-vêtements couleur chair, ne pas porter d’anneau dans le nez, ne pas porter de tikka dans la cuisine aux heures du travail, pas plus d’un anneau dans l’oreille ou encore porter une seule bague. Ce sont là des règlements imposés par la direction de l’hôtel The Residence à ses employés.

Une plainte a été faite au ministère du Travail, lundi 19 mars, par un groupe d’employés.

On s’est procuré une copie de ces Personal Appearance Standards. Ils stipulent que :

Tinted hair should look natural and uniform. Wear skin coloured underwear. Make up should be tastefully applied, sober and classic. A maximum of one ring in each hand is allowed (wedding and engagement ring are considered as one ring) and one bracelet or watch per arm. (...) You are not allowed to wear more than one earring per ear. No nose ring is allowed. No ‘tikka’ is allowed for female kitchen employees during working hours.

Les employés doivent également porter des sous-vêtements qui correspondent à leur couleur de peau. Ils ne doivent pas, non plus, porter de barbe.

For kitchen staff, no jewellery is allowed, examples no wedding ring, no hand with precious stones, no necklace, no piercing from neck upwards, no earrings are allowed.

Le syndicaliste Atma Shanto, négociateur des employés, souligne que ces derniers contestent particulièrement la décision d’empêcher les femmes à porter le tikka, qui a une signification particulière chez les hindoues. Selon lui, cette mesure va à l’encontre de l’article 11 (1) de la Constitution par rapport à la liberté de pratiquer sa religion. Cet article stipule que :

Except with his own consent, no person shall be hindered in the enjoyment of his freedom of conscience, and for the purposes of this section, that freedom includes freedom of thought and of religion, freedom to change his religion or belief, and freedom, either alone or in community with others and both in public and in private, to manifest and propagate his religion or belief in worship, teaching, practice and observance.

Le syndicaliste explique qu’il a écrit à la ministre de l’Égalité du genre, Roubina Jadoo-Jaunbocus, ainsi qu’à tous les parlementaires. Ce, en espérant une prise de position sur le règlement contre le port du tikka.

Anil Gayan, le ministre du Tourisme, a, pour sa part, déclaré qu’il n’a pas reçu de plainte émanant des employés de l’hôtel.

Sollicité, Jocelyn Kwok, président de l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île de Maurice, avance que l’hôtel The Residence Mauritius n’est pas membre de son association. En l’absence des détails sur les règlements appliqués à l’hôtel, il affirme ne pas être en mesure de commenter le sujet.

Par contre, Soodesh Callichurn, le ministre du Travail et des relations industrielles, a présidé une réunion la semaine dernière sur ce contentieux.

La direction : “Les tenues ont leur raison d'être”

Dans une correspondance, la direction de The Residence Mauritius souligne que les tenues vestimentaires ont leur raison d’être.

Notre hôtel respecte toutes les lois en vigueur à Maurice et nous n’avons en aucune manière transgressé les lois du pays.

Elle précise que jusqu’ici le syndicaliste Atma Shanto n’a pas déposé de plainte. Toutefois, une plainte a été déposée par une employée de l’hôtel au ministère du Travail.

Deux réunions ont été tenues à cet effet et nous attendons leurs conclusions.

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