La doctoresse qui a signé l’acte de décès du petit Muhammad Ayaan Ramdoo est dans de sales draps. Elle avait certifié que l’enfant est mort de cause naturelle, alors qu’il a été battu sauvagement. Un policier affecté au poste de police de l’hôpital de Rose-Belle, qui était de service, est également dans le collimateur des enquêteurs.

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Avant de procéder à l'autopsie dans la matinée du vendredi 13 novembre matin, le médecin légiste avait demandé que la doctoresse du privé soit interrogée pour comprendre pourquoi elle avait certifié l'arrêt cardiaque.

Une équipe de la police de Midlands a interpellé le médecin qui exerce à New Grove. Lors de son audition, elle a soutenu avoir rencontré le couple. Et quand les policiers lui ont demandé d'expliquer comment un enfant de 2 ans a pu succomber à cet arrêt brusque, elle n'a pas su répondre.

La doctoresse a fait ressortir qu'elle a perçu Rs 2 500 de la part du beau-père du petit pour apposer sa signature. Après avoir été entendue, elle n'a pas été arrêtée. Or, les conclusions de l'autopsie ont confirmé que l'enfant a été battu jusqu'à ce que mort s'ensuive.

L’enquête est menée désormais par la MCIT. Après l'arrestation du couple, Mohammed Ali Azhar Sobratee, 22 ans, et la mère du nourrisson, Nawsheen Beeharry, 26 ans, la doctoresse, une généraliste devrait être convoquée ce lundi au CCID pour être de nouveau interrogée pour plus de précisions. Cette fois, elle risque une arrestation et même une suspension dans sa profession pour son geste.

Les enquêteurs devront également se rendre à l’hôpital de Rose-Belle ce lundi pour prendre connaissance de la liste des policiers qui travaillaient jeudi soir au moment du drame. Un policier en particulier les intéresse, car c’est lui qui aurait fait appel à la doctoresse après que le médecin de service ait rapporté l’affaire à la police.

Satish Boolell, ancien chef du service médico-légal : “Le Chief Medical Officer a les pleins pouvoirs pour décider si le médecin peut continuer à exercer au pas.”

Pour Satish Boolell, quand un corps est référé au médecin légiste, il faut faire un examen pour déceler, si possible, la cause du décès.

Les examens doivent déterminer si les blessures sont raîches, anciennes et en voie de guérison. Et normalement dans de tels cas, un médecin doit radiographier tout le corps. Tous les cas d’enfants qui meurent doivent être traités comme suspects. Tous les enfants martyrs ont un dossier médical à l’hôpital.

Il estime qu’il faudrait une enquête interne du ministère de la Santé qui reférera ensuite le cas au Medical Council. Il estime que le Chief Medical Officer a les pleins pouvoirs pour décider si le médecin peut continuer à exercer ou pas et envoyer le rapport à l’Ordre des médecins.

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