Navin Ramgoolam peut imputer sa défaite personnelle et celle de son parti à plusieurs facteurs.

D’abord il y a sa crédibilité personnelle.

Ensuite, il y a eu beaucoup de confusion autour de sa liste de candidats jusqu’à la dernière semaine. Et plusieurs die-hard travaillistes n’ont pas reçu de ticket, à l’instar d’Anishta Babooram qui a labouré le terrain pendant longtemps dans la circonscription no 11 (Vieux-Grand-Port/Rose-Belle) mais qui a été privée d’investiture à la fin.

Son départ du no 5 (Pamplemousses/Triolet) au no 10 (Montagne-Blanche/Grande-Rivière-Sud-Est) a aussi été vu comme un signe de faiblesse.

Puis, il y a eu son absence totale sur le terrain durant la semaine précédant le Nomination Day alors que Pravind Jugnauth, lui, était constamment en pèlerinage aux quatre coins de l’île...

Mais Navin Ramgoolam doit aussi se mordre les doigts pour sa communication approximative et parsemée de bourdes.

D’abord son explication sur son choix de quitter le no 5 pour briguer les suffrages au no 10 :

Un prêtre m’a conseillé de venir poser ma candidature au village natal de mon père.

Mais il y a surtout eu cette phrase, lancée à Paline-Verte, qui a été exploitée à fond par l’Alliance Morisien :

Bann hindou kone ene zafer. Dans la campagne, kan ene dimoune bien content cash, kan li p mort, li pas mort li, li râler. Lerla zot pou prend ene billet, mette dans ene katori, roule li, mouille li, lerla donne li bwar. Lerla ki so nam aller.

Certes, il aura beau expliquer dans une vidéo, plus tard, qu’il disait cela pour sir Anerood Jugnauth et que c’était un fake news, mais la balle était déjà partie. La vidéo a été partagée des milliers de fois sur WhatsApp et la bombe impossible à désamorçer.

Si ce n’est sans doute pas la seule raison de sa défaite, elle a pesé de tout son poids dans la balance.

YOUR REACTION?

Facebook Conversations




Latest Posts