Ils ont trouvé un arrangement à l’amiable. L’ex-ministre Raj Dayal, député du MSM, poursuivait l’État pour licenciement injustifié, entre autres, relativement à sa destitution comme commissaire de police. Dans sa plainte de 2011, il voulait plus d’un milliard de roupies. Devant la cour de médiation, en mars, il a finalement accepté l’offre à Rs 15 millions.
Raj Dayal

Il réclamait Rs 1 milliard à l’État pour sa destitution comme commissaire de police (CP), en janvier 2000. L’ex-ministre et actuel député du MSM, Raj Dayal, peut s’estimer heureux : le CP et l’État viennent de lui accorder des indemnités de l’ordre de Rs 15 millions.

Dans une plainte déposée en octobre 2011, il réclamait Rs 1 140 000 000 pour licenciement injustifié, arrestation illégale, confiscation de ses biens personnels, entre autres. L’accord a été paraphé en mars dernier devant le juge Bobby Madhub, siégeant à la Mediation Court.

C’est à la suite d’un commun accord entre le représentant de l’État et celui de l’ex-CP devant la Mediation Court, que Raj Dayal a accepté cette somme. Dans un premier temps, l’État lui avait offert des dommages de Rs 5 millions mais il avait refusé ce deal. Par la suite, des négociations ont eu lieu entre les parties concernées et l’ancien CP a accepté la proposition gouvernementale.

Raj Dayal avait été nommé commissaire de police le 1er septembre 1994, sous le gouvernement de sir Anerood Jugnauth. Il a été suspendu de ses fonctions le 23 novembre 1997, suite à une commission d’enquête instituée par l’ancien président de la République, Cassam Uteem, en octobre 1997.

Présidé par le Senior Puisne Judge d’alors, Bernard Sik Yuen, la commission devait enquêter sur les allégations de corruption entachant la force policière. Raj Dayal refusant de démissionner, c’est finalement un conseil constitutionnel, présidé par l’ancien chef juge Rajsoomer Lallah, qui le destituera de sa fonction de CP en janvier 2000.

Dans sa plainte, en 2011, Raj Dayal affirme que les autorités ne lui ont pas donné le temps de ramasser ses effets personnels, à son bureau au quartier général de la police, aux Casernes centrales. Il indique n’avoir pas été autorisé à pénétrer dans son bureau, même avant sa suspension. L’ex-CP avait soutenu que, par la suite, un inventaire de ses effets personnels a été fait en son absence. Jugeant sa suspension illégale, Raj Dayal avait estimé avoir subi de graves préjudices. D’où sa réclamation de plus d’un milliard de roupies.

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