C’est officiel. Malgré les discussions entamées par le gouvernement et l’Union européenne, Maurice a été officiellement inscrit sur la liste noire des centres financiers. La décision a été inscrite dans l’édition du 19 juin 2020 de l’Official Journal of the European Union, L 195.

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Dans ce journal, une douzaine d’autres pays se retrouvent inscrits sur cette liste. Il s’agit des Bahamas, du Botswana, de la Barbade, du Ghana, du Cambodge, de la Mongolie, de la Jamaïque, du Myanmar/de la Birmanie, du Panama, du Nicaragua et du Zimbabwe.

Dans le texte officialisant la décision, les raisons avancées pour que le pays se retrouve dans cette posture sont rappelées.

Le pays démontre des carences dans la démonstration que les autorités de surveillance du secteur ‘Global Business’ (segment international du secteur financier) et des entreprises et professions non financières désignées mettent en œuvre une surveillance fondée sur les risques.

L’accès des autorités à l’information sur les bénéficiaires et l’incapacité à mener des enquêtes sur le blanchiment de capitaux, y compris des enquêtes financières parallèles et sur des affaires complexes sont aussi montrés du doigt. Finalement, Maurice est accusée d’incapacité à démontrer la mise en œuvre adéquate de sanctions financières ciblées par des activités d’information et de contrôle.

Le journal fait aussi ressortir que Maurice présente “des carences stratégiques qui font peser une menace significative sur le système financier de l’Union”.

Mais tout espoir n’est pas perdu car l’Union européenne reconnaît que “these countries have provided written high-level political commitments to address the identified deficiencies and have developed action plans with the FATF.”

Par ailleurs, plusieurs pays, à l’instar de l’Éthiopie, de la Bosnie-Herzégovine, de la République démocratique populaire lao, du Guyana, de la Tunisie et de Sri Lanka ont été enlevés de cette liste noire.

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