Alors que la campagne électorale bat son plein et les promesses aussi, jetons un coup d’oeil sur les finances du pays...

La dette publique s’élevait à Rs 238 milliards et 61,5% du Produit Intérieur Brut (PIB) lorsque que l’Alliance Lepep faisait son entrée à l’Hôtel du gouvernement en 2014. Presque cinq ans après, elle est passée à Rs 323 milliards et 63,1% du PIB. 

La dette par tête d’habitant est quant à elle passée de Rs 188,422 en 2014 à Rs 255,207 à la fin de juin 2019. Elle a augmenté de 35% au cours du quinquennat de l’Alliance Lepep.

A titre comparatif, sous le mandat précédent (PTr/PMSD) la dette publique par tête d’habitant a augmenté de 44% entre 2009 (Rs 130,620) et 2014. C’est depuis 2014 que la dette publique évolue au-dessous de la barre des 60% du PIB.  

L’alliance actuellement au pouvoir a donc poursuivi une tendance ancrée, celle de dépenser plus que ce que rapportent les caisses de l’État. Durant le mandat de l’Alliance Lepep, le déficit budgétaire a évolué annuellement à plus de 3% et pour le financer, l’État dû comme ses prédécesseurs, emprunter sur les marchés financiers. 

La dette publique s’est aussi alourdie avec certaines décisions prises depuis 2014. Avec l’affaire BAI, le gouvernement a injecté de l’argent au sein de deux banques, la dette publique a aussi subi de plein fouet l’impact de la dépréciation de la roupie et les milliards de roupies dépensées par la Banque Centrale pour éponger l’excès de liquidités du système bancaire, sans oublier le financement des projets infrastructurels. 

Rien que pour l’exercice financier en cours (se terminant au 30 juin 2020), le trésor public devra trouver Rs 121 milliards pour les dépenses courantes du gouvernement alors que les revenus sont prévus d’atteindre que Rs 115 milliards.

L’alliance actuellement au pouvoir a donc poursuivi une tendance ancrée, celle de dépenser plus que ce que rapportent les caisses de l’État. Durant le mandat de l’Alliance Lepep, le déficit budgétaire a évolué annuellement à plus de 3% et pour le financer, l’État dû comme ses prédécesseurs, emprunter sur les marchés financiers. 

La dette publique s’est aussi alourdie avec certaines décisions prises depuis 2014. Avec l’affaire BAI, le gouvernement a injecté de l’argent au sein de deux banques, la dette publique a aussi subi de plein fouet l’impact de la dépréciation de la roupie et les milliards de roupies dépensées par la Banque Centrale pour éponger l’excès de liquidités du système bancaire, sans oublier le financement des projets infrastructurels. 

Rien que pour l’exercice financier en cours (se terminant au 30 juin 2020), le trésor public devra trouver Rs 121 milliards pour les dépenses courantes du gouvernement alors que les revenus sont prévus d’atteindre que Rs 115 milliards.

L’État prévoit de dépenser Rs 38 milliards pour financer les allocations sociales, Rs 32,7 milliards pour rémunérer les fonctionnaires, Rs 23 milliards pour les grants aux corps paraétatiques et autres autorités publiques, entre autres. 

Selon le dernier rapport du Fonds Monétaire International (FMI) sur Maurice publié cette année-ci, la dette publique mauricienne devrait poursuivre sa trajectoire haussière.

The fiscal stance remains expansionary and public debt is projected to stay elevated over the forecast horizon. 

Dans ses projections, qui prend en considération la tenue des élections générales, le FMI affirme que la dette publique devrait frôler les 68% du PIB dans deux ans.

Staff’s baseline scenario presumes a fiscal deficit in FY2019/20 of a similar magnitude as in FY2018/19 (about 3 percent of GDP), as election-related spending pressures are likely to preclude fiscal consolidation.2 At the same time, increased borrowing for public capital spending is projected to push public debt to 67.5 percent of GDP by end- FY2019/20 and to 67.8 percent of GDP by end-FY2020/21.

Néanmoins, selon la Debt Management Strategy publiée par le ministère des Finances, lors de la présentation du Budget 2019/20, la dette publique serait  entre de bonnes mains.

Au cours des quatre dernières années, le profil de la dette publique s’est considérablement amélioré, tant en ce qui concerne le coût de l’emprunt que les risques de refinancement et de taux d’intérêt. Cet objectif a été atteint grâce à une stratégie de gestion de la dette proactive et efficace. 

Le ratio des paiements d’intérêts sur les revenus récurrents réduit de 12,3% en 2014 à 10,9% en 2017/18, et celui des paiements d’intérêts par rapport au PIB ramené de 2,5% à 2,3%, sont les arguments utilisés pour soutenir l’argument.

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