Des commerçants de Rose-Hill affirment subir des pertes à la suite des inconvénients liés aux travaux du Metro Express. Des compensations sont évoquées, mais il faut d’abord suivre des procédures.

Que doivent faire ceux qui disent avoir subi des pertes suite aux problèmes occasionnés par des mauvaises manoeuvres lors des fouilles effectuées dans le cadre des travaux du Metro Express ? Vers qui se tourner pour réclamer d’éventuels dédommagements ? Quid des dommages pour des pertes intangibles ? Autant de questions, et bien d’autres encore, auxquelles Metro Express Ltd (MEL) sera amenée à trouver des réponses.

La compagnie New India Insurance, retenue par Larsen & Toubro (L&T), qui a décroché le contrat pour la construction du Metro Express, compte mener des enquêtes auprès de plusieurs institutions. À l’instar de la MRA.

Par ailleurs, le chiffre d’affaires des commerçants affectés sera vérifié. Interrogée hier, une source proche du dossier explique que toutes les réclamations éventuelles doivent être adressées à MEL. Une équipe interne a été mise sur pied pour étudier ces réclamations au cas par cas.

L’on explique que ces demandes seront vérifiées et après que toutes les enquêtes ont été faites, les réclamatitions seront évaluées par un board pour décider du montant de la compensation. Dans l’éventualité qu’il faut payer une compensation, l’assureur de L&T devrait intervenir.

Dans le contrat de L&T, il est stipulé que la compagnie effectue des compensations si les dégâts sont physiques et structurels. Mais il faut d’abord le prouver. Nos ingénieurs et d’autres experts vont certifier que c’est bien le cas.

Du coup, l’Association des commerçants de Rose-Hill, par le biais d’une lettre envoyée à la MEL, le 8 novembre, demande à rencontrer le CEO, Das Mootanah. Les commerçants veulent lui faire part de leurs doléances et des solutions envisagées pour chaque groupe de victimes, afin de leur permettre de faire face aux circonstances accablantes dont ils/elles sont nullement responsables jusqu’à, au moins, la fin des travaux et le retour à la normale dans les mois à venir.

Une copie de cette lettre a été envoyée à Nando Bodha, à Ivan Collendavelloo et à Fazila Jeewa-Daureeawoo.

Selon ces commerçants, certains établissements affectés par le tuyau d’eaux usées endommagé récemment à la rue sir Virgil Naz ont dû fermer leurs portes pendant plusieurs jours, pour procéder au nettoyage et à la désinfection des lieux, en attendant que les mauvaises odeurs s’estompent.

En outre, la lettre fait aussi mention des commerces se trouvant tout le long du tracé du Metro Express, à partir du marché de Rose-Hill jusqu’au bureau du CEB, qui sont directement affectés par les clôtures en tôle érigées sur place. Ces barrières, disent les commerçants, représentent des obstacles et les soumettent à des conditions de travail extrêmement pénibles et dégradantes. Leur chiffre d’affaires sont en chute libre et leur situation financière devient alarmante, affirment-ils.

La crainte des commerçants ? Ils n’ont aucune indication que les choses vont s’améliorer de sitôt, d’autant plus que la plupart, en raison des circonstances accablantes, ont été contraints de ne pas renouveler leurs stocks de marchandises pour les fêtes passées et à venir. 

Source: L'Express Newspaper (13/11/2018)

YOUR REACTION?

Facebook Conversations




Latest Posts