Un époux violent, une femme qui lui pardonnait ses coups. Mais une énième dispute a coûté la vie à une jeune mère de famille. Récit.

Elle était loin d’avoir une vie de couple heureuse, selon ses proches. Le quotidien de Madhuri Seetul, 25 ans, n’aurait été que disputes et coups, avec son mari, Devanand Seetul, un plombier de 44 ans.

Mais une énième dispute, dans la soirée de dimanche à lundi 26 novembre, aurait cette fois coûté la vie à cette mère de trois enfants, âgés de 5, 7 et 9 ans respectivement.

La jeune femme serait souvent battue par son mari. Leurs voisins et proches étaient au courant qu’elle était victime de violence conjugale. Elle a plusieurs fois porté plainte à la police contre son mari. À chaque fois, elle devait retirer ses plaintes, dans l’espoir qu’il reviendrait à de meilleurs sentiments.

L’autopsie a attribué le décès de la victime à une strangulation. Des traces de violences ont aussi été décelées sur son corps.

La mère de Madhuri, inconsolable, explique qu’elle a accepté que sa fille épouse cet homme, pour se sortir de la misère. La jeune femme, originaire de Grand-Gaube, s’était mariée à l’âge de 13 ans.

Une tante de Madhuri déplore, elle, le sort de sa nièce, qui n’a jamais voulu sortir des griffes d’un homme violent, qui la frappait régulièrement. Elle ne compte plus le nombre de fois où sa nièce a dû quitter le toit conjugal. Mais à chaque fois qu’elle voulait quitter son mari, ce dernier arrivait toujours à l’amadouer. Elle finissait par céder et retournait à la maison.

D’après nos renseignements, il y a un mois, Madhuri Seetul a dû être hospitalisée. Elle avait été violemment agressée. Son époux l’avait mutilée sur tout le corps et l’avait attachée, nue, sur une chaise. Et il avait mis du sel sur ses plaies ouvertes.

Le frère de Devanand Seetul nous confie, pour sa part, qu’il n’allait jamais chez eux.

Kan mo al laba, li dire mwa mo p garde so femme. Mo frère même sa. Mais mo pas dakor c ki linn faire.

YOUR REACTION?

Facebook Conversations




Latest Posts