Les explications du Dr Nesha Soobhug, qui a attesté du décès du petit Ayaan Ramdoo, étaient attendues après que le médecin de la police a conclu que l’enfant de deux ans a été battu mortellement.

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Le Dr Nesha Soobhug et le petit Ayaan Ramdoo.

Cette femme de 31 ans a été interrogée par la MCIT hier, lundi 16 novembre. Elle a certifié qu’Ayaan Ramdoo était décédé de causes naturelles dans la soirée du jeudi 12 novembre. Elle a même attribué les causes du décès à un sudden cardio pulmonary arrest

Après que le garçonnet a rendu l’âme, sa mère, Nawsheen Beeharry, 26 ans, et son concubin Azhar Sobratee, 22 ans, vivant à Midlands, ont emmené le corps du petit à l’hôpital de Rose-Belle jeudi soir. Selon la procédure, le cas a été référé à la police. Le couple s’est alors rendu chez le Dr Soobhug, qui consulte uniquement dans le privé dans un cabinet de la région, pour lui demander de venir à l’hôpital examiner le cadavre du petit Ayaan afin d’émettre un certificat de décès.

En présence de ses avocats, Mes Neelkanth Dulloo et Anna Ganoo, le médecin, qui habite un village du Sud, a expliqué aux enquêteurs du MCIT que Nawsheen Beeharry et Azhar Sobratee sont venus la voir et lui ont demandé de certifier le décès de leur enfant, qui, lui ont-ils dit, était souffrant et présentait des problèmes de santé depuis la naissance. Après une brève discussion avec le couple, qui n’avait pas l’air suspect, a précisé Nesha Soobhug, elle les a accompagnés à l’hôpital.

Les enquêteurs ont voulu savoir si elle n’avait pas remarqué des hématomes ou des blessures sur le cadavre du petit lorsqu’elle l’a examiné avant d’émettre le certificat de décès. Elle a répondu par la négative.

La manière dont le cadavre du petit était enveloppé dans un drap, je ne pouvais voir s’il comportait des blessures.

Elle a été autorisée à rentrer chez elle. Son interrogatoire devra se poursuivre aujourd’hui, en ce mardi 17 novembre. 

Les enquêteurs veulent établir si elle savait que le cas avait été référé à la police lorsqu’elle émettait un certificat de décès. Les proches du petit, qui soupçonnaient un acte malveillant, ont fait stopper les rites funéraires, qui devaient se tenir dans la matinée du 13 novembre et ont alerté la police de Midlands qui a débarqué au domicile du couple.

La police avait déjà pris une déclaration du Dr Soobhug vendredi matin, mais il n’y avait aucun élément incriminant contre elle car l’autopsie n’avait pas encore été pratiquée. Cet exercice postmortem pratiqué vendredi après-midi par le Dr Shaila Prasad-Jankee médecin légiste, devait conclure à un acte malveillant (foul play). L’enfant, qui avait des ecchymoses sur tout le corps, avait été torturé et battu à mort. La MCIT s’est alors saisie du dossier.

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