Ses journées, elle les passe dans la rue à mendier, à Plaine-Verte. Pourtant, sa santé est fragile. Mais sa pension a été suspendue. Et depuis, ses appels à l’aide auprès des ministères n’ont rien donné.
Iswantee

Iswantee se rend tous les jours, qu’il pleuve ou qu’il fasse 40° à l’ombre, à Plaine-Verte pour gagner son repas du jour.

Durant la semaine écoulée, elle a dû se rendre au centre de refuge de sa localité, soit celui de Pailles, pour se mettre à l’abri des eaux qui envahissaient sa petite case en tôle. Elle nous confie les larmes aux yeux :

Mo malade, mo ena délo dans poumon. Sak fois ena lapli mo bizin vinn ici. Mo ti p gagne ene ti pension akoz mo maladie mais banla in coupe li. Monn ré passe lor board mais pann tann nanyen après. Mo kwar mo pou fini koumsa même.

Depuis, Iswantee s’est résignée à mendier. Ses journées, c’est dans les rues de Plaine-Verte qu’elle les passe. Quid de sa famille ? C’est avec réticence qu’elle répond.

Zot p tire délo dans lakaz. Zenfant fini maryé, zot guette pou zot...

Interrogées, les personnes qui la connaissent racontent :

Madame la so zenfant batte li. Zot pas prend li compte.

Pourquoi ne pas tenter sa chance une nouvelle fois auprès des autorités ? La vieille femme indique qu’elle a fait, pendant un moment, le va-et-vient dans les bureaux concernés. Dans l’espoir d’avoir sa pension et aussi pour refaire le toit de sa maison. En vain. Pourtant des promesses lui ont été faites. 

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