Ce sont là les propos du président de la République par intérim, Barlen Vyapoory, quant à la polémique sur la remise de peine de 15 ans dont a bénéficié le bourreau de Sandya Bappoo.
Sandya Bappoo et son mari Ravindranath.

Ravindranath Bappoo, plus connu comme Ravin, a été condamné à 40 ans de prison en 2008 pour avoir tué sa femme. L’affaire avait défrayé la chronique à l’époque.

La victime, femme battue, avait été sauvagement agressée au sabre en pleine rue alors qu’elle bénéficiait d’un Protection Order. Dix ans plus tard, Ravin Bappoo obtient la grâce présidentielle. La décision a de quoi choquer.

Interrogé, Barlen Vyapoory n’a pas voulu commenter cette affaire.

Ce n’est pas à moi de donner des explications.

Il nous a tout de même confirmé avoir pris sa décision en connaissance de cause.

J’ai examiné le dossier du prisonnier.

Il renvoie la balle à la commission de pourvoi en grâce, présidée par l’ancien chef juge sir Victor Glover. Une commission sous les feux des critiques depuis l’affaire Christopher Perrine. Cet habitant de La Tour Koenig, arrêté à plusieurs reprises pour vagabondage, vols, vols avec violence, possession d’héroïne mais, surtout, condamné en 2009 pour viol sur une touriste française de 16 ans à Blue-Bay, avait obtenu une remise de peine.

Cette décision, datant d’octobre, avait soulevé un tollé car, à peine sorti, il a été appréhendé pour le vol commis chez l’assistante commissaire des prisons Guneeata Aubeeluck et pour avoir ligoté la fille de la haut gradée.

Sir Victor Glover nous avait déclaré n’avoir pas tous les éléments concernant le suspect. L’ex-chef juge est resté injoignable malgré nos sollicitations.

YOUR REACTION?

Facebook Conversations




Latest Posts