Des jeunes filles sont de plus en plus nombreuses à vendre leurs charmes aux Mauriciens et étrangers comme des “vierges”, touchant plus d’argent que leurs aînées “usées” avec le temps.

YOUR REACTION?

Ena boukou compétition lor coltar. Le coût des services varie de Rs 3 000 à Rs 6 000 la nuit. Une passe de 10 minutes revient à Rs 1 000.

La situation est rude sur le marché… Pour se faire une place parmi les grandes, les jeunes filles emploient une ruse qui porte ses fruits. Vu leur jeune âge, elles se vendent comme des vierges auprès des touristes de Flic-en-Flac ou Grand-Baie. D’autres préfèrent les rues de Quatre-Bornes ou de Rose-Hill.

Nous avons rencontré une mineure à Grand-Baie. Elle dit s’appeler Anaelle. Son âge ? 21 ans.

Amenn mwa kot ou lé dans Grand-Baie. Pou ene short mo prend Rs 1 000 ! Pou ene nuit, li Rs 6 000.

Le montant des services est-il fixé ?

Sorry, mais mo pas casse prix !

Rose-Hill, 23 heures. Des silhouettes se dessinent le long des impasses menant à Montmartre. Ce sont des femmes, pour la plupart d’une quarantaine d’années, d’autres font plus de 50 ans. L’une d’elles attire notre attention. Elle est cachée sous la véranda d’une boutique, à l’angle de la rue principale et d’une ruelle. Elle guette les voitures. Nous nous faisons passer pour des clients. Elle s’approche. Sa voix d’adolescente la trahit. 

Mo assure ou. Mo ena 23 ans. Kifer ou p pose mwa sa question la, mo l’âge dérange ou ?

Quel est le montant de ses services ?

Rs 1 200 pou passe ene létemps ek Rs 5 000 la nuit. Prend ou létemps décider, mo pou dans coin la boutique.

Elle rebrousse chemin tout en grillant sa cigarette. 

Plus loin, il y a Aurélie, nouvelle dans le secteur. Elle touche entre Rs 400 et Rs 800 la passe. Elle est avare de mots, nous semble mal à l’aise et ne cesse de regarder dans la direction d’un mystérieux personnage.

Deux autres travailleuses du sexe aux formes généreuses s’approchent. L’une nous fait un aveu de taille contre une cigarette.

Pas al ek sa tifi la, ena problem ladans !

Mais quel est ce “problem” dont elle fait allusion ?

Ena fermer ladans, li encore mineure...

Avant de changer de “baz”, elle nous indique les lieux où nous pouvons trouver des jeunes filles à Rose-Hill. Renseignements confirmés. De jeunes filles sillonnent les rues et ruelles autour du Plaza. Difficile de les approcher, elles sont surveillées par un ou deux “makro”.

Nous nous dirigeons ensuite vers la capitale. Nous rencontrons un chauffeur de taxi, qui nous explique :

Les prostituées mineures travaillent à des heures spécifiques sur l’esplanade du Caudan. Vous les verrez en mini-jupes, avec des décolletés et en faction de trois ou quatre filles, dans l’après-midi ou entre 20 heures et 22 heures. C’est facile de les reconnaître, car elles ont souvent tendance à approcher les clients en leur demandant une cigarette. Surtout aux marins étrangers ki vinn casse poz kot casino. C’est ainsi que la conversation est entamée… Elles ont tendance à privilégier les pensionnats situés en plein coeur de la capitale.

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