Il se retrouve sans allocations. Depuis trois mois, Stephan Buckland n’obtient plus d’argent sous le “State Recognition Allowance Scheme”. Il a refusé de présenter un certificat de moralité. Pour lui, une personne qui a mouillé son maillot pour son pays n’a pas besoin de ce document.
Stephan Buckland

Dans quel état d’esprit se trouve l’ancienne gloire de l’athlétisme mauricien ? Nous lui avons posé la question. Voici sa réponse :

Je suis zen. Pour moi, l’argent reste toujours secondaire car l’argent n’est jamais une priorité. Je suis une personne de principes. Et je me demande encore pourquoi je dois présenter un certificat de moralité pour obtenir une allocation. À ma connaissance, je n’ai pas signé de papier ou de contrat dans ce sens. Et jamais le certificat de moralité n’a été d’actualité. Cela nous a été imposé trois voire quatre mois de cela. Et je maintiens ma position. Je ne donnerai pas de certificat de moralité.

Oui, mais pourquoi ?

Pour une personne qui a fait honneur à son pays, qui a su tenir le public en haleine et ce, jusqu’à des heures à indues, je ne pense pas que la question se pose. Il est vrai qu’obtenir un certificat de moralité ne sera pas difficile pour moi. Je n’ai aucun antécédent judiciaire qui aurait fait que je ne l’obtienne pas. Mais c’est une question de principe. Quand vous pensez qu’il y a des hommes publics qui ont fauté dans ce pays et qui continueront à obtenir une paie mensuelle, une pension, même jusqu’à leur mort, dites-moi pourquoi demander aux athlètes qui ont défendu leur pays une preuve morale ?

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