Avant, il y avait les discothèques, les bars, les bals. Mais ça, c’était avant. Désormais, pour rencontrer l’amour, c’est sur les sites de rencontre que ça se passe.

YOUR REACTION?

Ils sont plus de 100 millions à travers le monde, selon les statistiques recueillies depuis 1960. À Maurice, les célibataires sont de plus en plus nombreux. D’où l’effervescence du côté des sites de rencontre, expliquent certaines sources. Même sur Facebook, des pages ont été créées pour aider les coeurs esseulés à trouver l’amour d’une nuit… ou d’une vie, dépendant de la compatibilité. Zoom sur ce phénomène qui prend de l’ampleur chez nous comme ailleurs.

Hormis les pages Facebook telles que Rencontre Mauricienne et Internationale, Rencontre à Maurice ou encore Amitié et Rencontre à l’île Maurice, certains optent aussi pour les sites connus, genre Tinder ou Shaadi.com. Mais depuis peu, des sites 100 % Made in Moris ont fait surface, à l’instar de Date.mu. Comment ça fonctionne ? Est-ce que ça marche ? Plusieurs se posent la question alors que certains ont déjà testé…

“Lor Tinder, ena tou kalité dimoune. Bizin swipe ene ta pou kav gagne ene c ki bon”, confie sans détour Reena, 35 ans et domiciliée à Sodnac. Cette fonctionnaire qui “erre” de site en site, affirme qu’elle fait cela surtout pour le fun, mais surtout pour se prouver à elle-même qu’elle peut toujours plaire.

Kan dimoune kozer mo kav dire ki mo finn essayé au moins.

Cela arrive aussi qu’elle rencontre ses “amoureux” de temps à autre.

Entre le virtuel et la réalité, il y a une grande différence. To kav accrocher ek ene dimoune par message ek après, en vrai, li pas to type !

Il faut alors reprendre la chasse, affirme Reena, tout recommencer à zéro ! Ce qui n’est pas si mal, selon elle.

Ena fois al zis déjeuner, ena ki amenn ou shopping, ena ki al ene tigit pli loin…

D’autres jeunes femmes sont beaucoup plus emballées. Si au début, elles étaient sceptiques pour tenter cette aventure car “pas koner ki dimoune pou penser” ou “tantion reconnaite mwa” certaines ont fait des rencontres qui ont changé leur vie.

Par exemple, sur Shaadi.com, tu vois que les hommes sont des personnes sérieuses. Ek ki zot but c'est vraiment rode ene tifi pou met seryé… li al ziska mariage. Si dans la vie to pann ressi gagne kikenn, sire lor sa bann sites la to tap ek bann dimoune ek ki to kav sorti…

Même si le virtuel a du bon, en termes de gain de temps, surtout, plusieurs célibataires interrogés à ce sujet, expliquent vouloir trouver l’amour “naturellement”.

Nous pas bizin roder… nous bizin laisse li vini. Bon Dieu in mette sakenn so pair lor sa la terre la.

Mais ça ne coûte rien de donner un coup de pouce au destin, cependant, affirment des internautes.

Sur ces sites de rencontre, toutefois, il faut faire attention aux arnaqueurs et aux pédophiles, car plusieurs sites et pages Facebook sont destinés aux mineurs. Et nombreux sont ceux et celles qui tombent dans le panneau. Les pervers réclament en général des photos osées, dénudées. Et ce n’est qu’une fois que le chantage débute que les victimes comprennent qu’elles ont été piégées. Plusieurs plaintes ont été enregistrées, lors de l’année écoulée, à la Cybercrime Unit à cet effet.

D’autre part, les agences matrimoniales poussent, elles aussi, comme des champignons dans le paysage local. Pour les frais d’inscription, il vous faut débourser entre Rs 2 500 à Rs 5 000. De là, vous pouvez “choisir” vos prétendants. Si les gérants des agences en question affirment que plusieurs personnes ont trouvé leur tendre moitié grâce à elles, d’aucuns font néanmoins ressortir que certains peuvent rester sur le carreau.

Par contre, l’inscription est gratuite sur Date.mu et le créateur du site, un jeune homme de 36 ans, nous confirme que cela ne changera pas de sitôt.

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