Il pensait que c’était une lettre d’amour, mais ce sont en vérité des menaces de mort qu’il avait en face de lui.

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Naseeb Keramuth, entouré de ses parents.

C’est en sortant de la prière de vendredi que Naseeb Keramuth, un des condamnés dans l’affaire Amicale, a vu une enveloppe sur le palier de sa maison.

Croyant à une lettre d’amour, il ne l’a pas ouverte tout de suite. C’est bien plus tard, soit dans la soirée, qu’il découvrira que la correspondance anonyme qu’il avait reçue plus tôt contenait trois lettres. À son grand étonnement, il se verra confronter à des menaces de mort :

Naseeb Keramuth to finn ressi sorti, be pas kas latet inn gagn un an depi to finn sorti. Zot la mor bien bien pre. Ton finn sorti to p amize deor. To krwar nou pou bliye sa madam ansint 7 mwa la. Li ek so bebe finn perdi lavi. Prepar toi to la mor li inevitab. Nou bien kontan to finn sorti. Apre tousa bann kinn mor la, sa deux tifi lai tim la, to ti pe loz dans prizon to ti kouma ene lerwa dan prizon. Guet kouma nou pou tir to manze. Nou pou bril twa vivan. Bate rande pa fer di mal sa.

Interloqué et craignant pour sa vie, Naseeb Keramuth s’est rendu au poste de police de Plaine-Verte pour consigner une déposition. Il dit ne pas comprendre qui s’en veut à lui.

Je suis innocent, tout comme les autres condamnés. Malheureusement, certains nous regardent toujours d’un mauvais oeil. J’espère qu’on trouve un jour les vrais coupables.

Naseeb Keramuth avoue être profondément bouleversé par ces menaces, d’autant que c’est la première fois depuis qu’il a été libéré qu’il se trouve dans une telle situation.

Je n’ai pas réussi à dormir, je me suis rendu au poste de police de Plaine-Verte pour une déposition. Je compte aller de l’avant et j’ai sollicité l’avis de mes avocats. J’irai au CCID si mes avocats me le conseillent car ma vie pourrait être en danger.

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