Rachna Seenauth, la secrétaire d’Ameenah Gurib-Fakim, a été arrêtée par la police.

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Kaushik Jadunundun et Pravind Jugnauth.

Il lui est reproché d’avoir partagé sur son compte Facebook un mème mentionnant le Premier ministre, Pravind Jugnauth. Une arrestation que plusieurs avocats, observateurs ainsi que l’opposition, ont qualifié d’arbitraire et de vraie dérive totalitaire.

Les dessous de l’arrestation de Rachna Seenauth sont plus que troublants. L’avocat de Rachna Seenauth, Me. Rouben Mooroongapillay, a adressé une correspondance au Chief Judge Eddy Balancy pour relater dans les moindres détails ce qui s’est passé et réclamant une enquête approfondie sur les circonstances troublantes entourant l’arrestation de Rachna Seenauth.

Rachna Seenauth a été arrêtée aux alentours de 13 heures mercredi, alors qu’au même moment, Kaushik Jadunundun, activiste en vue du MSM et nommé au board de l’ICTA par le gouvernement Lepep en 2015, portait plainte à 13 h 10.

Des policiers, au moins une douzaine, étaient alors déjà au domicile de Rachna Seenauth pour l’arrêter ! Autre fait notable, la déposition du plaignant a pris fin à 14 h 25 et plus d’une heure plus tôt, la jeune femme avait déjà été arrêtée.

Et à 13 h 23, les services de l’avocat, Me. Rouben Mooroongapillay, avaient été retenus pour représenter Rachna Seenauth. Cependant, il n’a pu entrer en contact avec sa cliente.

Cette dernière, pour des raisons inconnues, a été retenue dans les locaux de la SSU, et non pas au CCID ! Ce n’est qu’à 15 h 45 qu’elle a été transférée à la Cybercrime Unit où elle a été informée qu’elle serait détenue durant la nuit. Elle a été transférée au centre de détention à 17 h 20.

Le lendemain, soit jeudi à 10 heures, Rachna Seenauth a pu rencontrer ses hommes de loi, soit Rouben Mooroongapillay et Lovena Sawkhee. Et à partir de là, les procédures ont débuté pour qu’elle obtienne la liberté conditionnelle contre une caution de Rs 7 000.

Mercredi, soit le jour de l’arrestation, à 14 h 56, soit à peine 30 minutes après avoir complété sa plainte, l’activiste du MSM, Kaushik Jadunundun, postait sur sa page Facebook ceci :

2 hours spent in Casernes cybercrime. Did it for my boss and PM and my country.

Depuis, cette publication aurait tout simplement disparu.

Kaushik Jadunundun est membre du board de l’ICTA. Fervent admirateur de l'ancienne ministre Roubina Jadoo-Jaunbocus, qu'il n'hésite pas à présenter comme sa soeur, Kaushik Jadunundun était l’administrateur de la page du MMM avant qu’il ne soit expulser comme un malpropre,

Kaushik Jadunundun est devenue membre du conseil d’administration de l’ICTA par un formidable tour de passe-passe selon la formule bien connue du gouvernement récemment appelé 'Lepep'.

Cet ancien porteur, boutiquier de quartier reconvertie dans des vêtements de luxe, n’est pas supposé faire de la politique active et encore moins s'arroger le droit de menacer sur Facebook. Mais comme les habitudes sont tenaces chez certains, une plainte a été logé contre lui au CCID, par un journaliste.

Il a également fait l'objet de question parlementaire et on y a appris qu'il siège au conseil d’administration de cette institution depuis 2015, en percevant Rs 22 000 par mois comme allocations. C’est le seul à avoir fait partie de trois conseils d’administration successifs depuis 2015.

N'oublions pas que Me Dick Ng Sui Wa, qui a autant de casseroles aux fesses qu’une carrosse de nouveaux mariés, préside le board de l'ICTA. Une nomination avalisée par le conseil des ministres, le 31 janvier.

Récemment, Une vidéo a refait surface où l’on peut y voir Kaushik Jadunundun vociférant avec maintes insultes envers le député du PTr Shakeel Mohamed et l'activiste Jahmeel Peerally.

Voir la vidéo :

La police peut-elle nous dire si elle pense que cette vidéo n'enfreint pas l'ICTA et nos lois pénales Si oui, qu'est-ce qu’elle a l'intention de faire ? 

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