Yashodhar Boygah, accusé de violence conjugale par son épouse, ne s’est pas présenté au CCID, hier mardi 25 septembre. Dans les milieux, on n’écarte pas la possibilité qu’il soit inculpé provisoirement sous la “Protection from Domestic Violence Act”.
Yashodhar et Sandhya Boygah.

Le mari de la PPS Sandhya Boygah a joué aux abonnés absents. Convoqué au CCID, hier mardi 25 septembre, dans le sillage d’une enquête pour violence conjugale faite en août par sa femme, Yashodhar Boygah ne s’est en effet pas pointé au rendez-vous. Au CCID, on déclare que l’entrepreneur de 47 ans est désormais “wanted”.

La PPS a porté plainte contre son époux pour violence conjugale au poste de police de Rose-Hill, lundi. Ce nouveau dossier a été transmis au CCID durant la mi-journée d’hier. Dans sa plainte, Sandhya Boygah raconte que, dimanche matin, son mari se serait énervé et l’aurait injuriée. Il lui aurait ensuite tordu le bras droit et aurait menacé de la tuer. La PPS a cité comme témoin sa femme de ménage.

Au CCID, on n’écarte pas la possibilité que Yashodhar Boygah soit inculpé provisoirement sous la Protection from Domestic Violence Act.

C’est par envoi (despatch) que la déposition est arrivée au CCID aux alentours de 14 heures. Dans cette déposition, Sandhya Boygah a fait une demande à la Police Family Protection Unit pour le renouvellement d’un Protection Order et d’un Occupational Order contre son mari.

Comment le couple Boygah en est-il arrivé là ? Surtout que, d’après nos renseignements, il s’agissait d’un “love marriage”. Yashodhar et Sandhya Boygah ont fait connaissance à l’époque où ils habitaient à Rivière-du-Rempart, indique-t-on. Et ils seraient tombés amoureux lorsqu’ils étaient collégiens. Un membre de la famille Boygah nous raconte :

Elle fréquentait le collège BPS et lui, celui de John Kennedy. Donc, ils prenaient le bus ensemble. Après le secondaire, ils se sont rendus en Inde pour poursuivre des études supérieures. Et plus tard, ils se sont mariés.

De cette union sont nés deux garçons, aujourd’hui des adolescents. Selon notre interlocuteur, tout allait bien au sein du couple jusqu’à tout récemment.

Lors de la campagne pour les élections générales de décembre 2014, Yashodhar Boygah venait souvent dans la circonscription (NdlR, no 11, Vieux-Grand-Port/Rose-Belle). Il faut croire que le couple s’aimait pour que le mari se déplace régulièrement de Quatre-Bornes (NdlR, où habitent les Boygah) pour venir dans le Sud.

Mais depuis environ deux ans, l’époux de Sandhya Boygah n’accompagnerait plus cette dernière dans sa circonscription. À quelques reprises, fait-on valoir, ils laveraient leur linge sale en public. Tout récemment, Yashodhar Boygah s’en serait pris à sa femme dans un hôtel à Port-Louis.

Depuis peu, bien que Sandhya Boygah tente de cacher ses problèmes conjugaux, son langage corporel aurait beaucoup changé. Ce qui fait que certains collaborateurs ont tenté de savoir auprès de la principale concernée ce qui n’allait pas. Elle aurait lancé :

Ki zot oulé mo dire zot ? Mo même mo koner par ki mo passer.

D’ajouter qu’elle ne souhaite pas qu’il y ait des palabres à son sujet. Sollicitée par la presse après sa première plainte contre son mari en août, Sandhya Boygah avait lancé :

Respectez ma vie privée !

Hier, nous avons essayé de la joindre à plusieurs reprises, en vain. La PPS n’a pas répondu à nos appels. En outre, nous avons cherché à contacter l’époux durant toute la journée d’hier. Nous avons eu un numéro de son domicile. Mais nos appels n’ont pas été concluants. Pour ce qui est du numéro de Mauricoast, compagnie que gère Yashodhar Boygah, il est introuvable.

Il nous revient par ailleurs que cette affaire pourrait avoir des répercussions politiques graves sur la carrière de la PPS. Ce qui est sûr, c’est que ce cas est suivi de très près par l’état-major du MSM.

Source: L'Express

YOUR REACTION?

Facebook Conversations




Latest Posts