Une jeune Bangladaise demande que justice lui soit rendue. Lors d’un entretien sur une chaîne de son pays, cette dernière a allégué avoir été violée par son employeur alors qu’elle travaillait pour le compte de Firemount Textiles à Maurice et avoir été enceinte de son bourreau. Une déposition a déjà été faite au Bangladesh.

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La présumée victime.

C’est une affaire qui fait grand bruit chez les travailleurs bangladais à Maurice. Sur Facebook, ils demandent que justice soit rendue à leur compatriote. Mohamed, employé d’usine, se dit solidaire de la jeune femme :

Nous demandons que les autorités mauriciennes nous aident. Les travailleurs sont révoltés par ce qu’ils ont entendu dans cette vidéo. Nous ferons tout pour récolter un maximum d’information et de preuves pour aider la victime. 

Cette histoire a été relayée par la chaîne bangladaise DBCnews.tv. La présumée victime, interrogée par une journaliste, a raconté son parcours et comment elle a atterri à Maurice. Âgée de 24 ans, la jeune femme a travaillé pendant une année dans l’entreprise, avant d’être renvoyée dans son pays natal en décembre dernier. Alors que dans son contrat, elle était engagée pour trois ans. Dans la vidéo, elle allègue que son patron l’a violée et même menacée de faire circuler des images compromettantes d’elle. De retour dans son pays, elle aurait découvert qu’elle était enceinte. Selon le média bangladais, l’affaire a été rapportée à la CID du pays. Le High Commissionner du Bangladesh à Maurice serait informé de l’affaire. 

Le syndicaliste Fayzal Ally Beegun, estime que le Premier ministre doit s’enquérir de cette situation car il y va de la réputation du pays.

Il faudrait interroger tous les agents recruteurs dont les noms sont mentionnés dans la vidéo. Cette histoire peut ternir l’image de Maurice dans le secteur de la zone franche car nous savons de nombreux travailleurs étrangers opérant dans le textile viennent du Bangladesh. Il faut aussi questionner le directeur de la compagnie mentionné dans la vidéo. Une enquête doit être ouverte car cette situation est très grave. Peut-être que les travailleurs ont peur et gardent le silence. Car cela ne concerne pas uniquement les Bangladais mais aussi les Malgaches. Il faudrait que les langues se délient.

L’année dernière, selon une source, la direction de l’usine Firemoun Textiles avait déclaré la présumée victime comme missing. Dans l’entreprise, l’on parle déjà d’un coup monté.

Au ministère du Travail, l’on soutient que, pour le moment, ce ne sont que des allégations car aucun cas de viol n’a été rapporté. Cependant, si la présumée victime entame des actions, elle devra passer par la Haute Commission du Bangladesh.

Voir la vidéo :

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